TERMINAISON
L’ablation d’une paroi du maxillaire supérieur est une opération qui n’est nullement dangereuse. Dans presque tous les cas que l’on a cités, la terminaison est favorable; seulement une récidive se présenta dans un cas où l’on avait opéré pour un cancer.
La résection des parties dures du palais est pénible par suite de leur position et de l’écoulement du sang; de plus, le malade court le danger de conserver un trou dans le palais. Dieffenbaeh ( loc. cit ., p. 36) s’élève contre le procédé qui consiste à ouvrir l’antre d’Highmore. Son reproche atteint, l’opération que fait Nélaton pour les polypes des fosses nasales. Si l’on considère la grande étendue de. volume de cette tumeur et sa tendance à récidiver, le procédé de Nélaton semble être un moyen de secours quand l’extraction et la ligaturé ont été insuffisantes, et en tous cas, il est un progrès, comparé à l’extirpation du maxillaire supérieur pratiquée dans le même but. Mais parce qu’il est d’une exécution plus lente et qu’il laisse après lui un peu de difformité, il est inférieur au procédé de Langenbeck, qui incise l’apophyse dans un but analogue.