TERMINAISON
L’opération en elle-même et par ses suites met moins la vie en danger que F extirpation du maxillaire supérieur, ët d’autant moins, que la partie réséquée est moins considérable. De même la reproduction de l’os est d’autant plus complète, la difformité provenant de la chute de l’œil d’autant moindre, qu’uiie moindre partie de Dos a été enlevée, et qu’on a pu davantage ménager les parties molles ; mais pour ee qui est de la récidive, les suites sont plus défavorables que dans la résection totale.
Sur les 146 cas qui prennent place ici, 45 se terminèrent heureusement, et dans 32 il y eut récidive. La terminaison des autres n’est pas connue. Les guérisons sont donc, par rapport aux récidives. Comme 45 : 82, ou comme 11 j : 8, ou comme 1 | ’ 1 ; ou enfin comme if : 1,
rapport qui est beaucoup moins favorable que celui de la résection totale (2 : lj, bien que celle-ci ait été plus souvent pratiquée pour le cancer,-et la résection partielle : plus souvent pour des tumeurs de bonne nature. Au reste, il résulte d’un grand nombre de cas, qu’après la résection partielle, il y a récidive, même des tumeurs de bonne nature, mais surtout du sarcome et de l’enchondrome, et récidive des maladies de l’os. L’enchondrome extirpé par Partridge (loc. cit.), qui fit la résection partielle, et la carie' scrofuleuse enlevée par J. F. Heyfelder, qui pratiqua la même opération, récidivèrent. Dans deux cas, dans les-
quels Dieffenbach avait fait la résection partielle, on fut obligé de répéter deux fois l’opération pour une double récidive.
- Dans la plupart des cas dont la terminaison a été funeste, la mort fut amenée par la récidive du cancer. Jungken perdit un malade par le trismus ; Beck, un par le typhus ; Dieffenbach, un par une attaque d’apoplexie; l’autre mourut hydropique.
De plus, l’observation apprend qu’après la résection partielle du maxillaire supérieur, la récidive se développe bien plus tôt qu’après son extirpation. D’après les observations que nous avons faites à Erlangen, elle apparaît en moyenne, dans la première opération, au bout de cinq mois ; dans la seconde, au bout de onze mois. Ainsi, tandis que dans les résections partielles, l’ablation des bords et des parois donne des résultats favorables, les résections partielles plus étendues ont moins souvent une terminaison heureuse que les extirpations.
Les résections partielles du corps du maxillaire supérieur pratiquées pour le cancer sont beaucoup moins heureuses que son extirpation. Elles sont seulement indiquées pour les tumeurs de bonne nature, quand la plus grande partie de l’os ne se trouve pas en connexion avec la tumeur ou même n’est pas malade.