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deuxième espece. — Chaînes communicatrices entraînant des résistances par un mouvement continu.
598. Ces chaînes doivent être disposées de manière que le mouvement des poids ou autres résistances ne nuise pas à celui ’ de la chaîne, et réciproquement.
prf.mièhe vAMÉTÉ. — Chaîne simple à mouvement vertical. PI. XXI, fîg. •j
cl 8.
599. Cette chaîne est destinée à élever d’un côté des seaux remplis de matière , et de l’autre côté à redescendre les seaux vides. Elle est vue de face, tig. 7, et de prolil, fig. 8. Les seaux sont suspendus à des bras saillaus marqués a a a. Ces bras sont affermis par des bouts de chaînes b b. On conçoit que, par cette disposition, les seaux peuveut monter et circuler sans nuire aucunement au mouvement de la chaîne.
260 DES CHAINES COMMUNICATRICES.
deuxième variété. — Double chaîne à-mouvement vertical. PI. XXI, fîg. y
cl 10. •
600. La face de cette chaîne est indiquée, lig. g; le profil, üg. 10. On voit qu elle est composée de deux chaînes entièrement semblables a et b, qui sont liées entre elles par des barres horizontales d d d, et les seaux sont suspendus par une petite . chaîne au milieu de ces barres placées entre les deux chaînes; ils peuvent librement monter et descendre. Cette variété offre * plus de solidité que la précédente; mais elle est plus coûteuse.
troisième variété. — Chaîne à mouvement horizontal. PL XXI ,tig. i3 cl 14.
6ot. Cette chaîne, fortement tendue entre deux poulies horizontales, est surmontée d’une plate-forme à coulisse. Les seaux sont suspendus à la chaîne, mais au-dessus de chacun d'eux s'élève une tige attachée à cette même chaîne et terminée par un rouleau, placé sur la plate-forme, de manière que les seaux se trouvant supportés par la plate-forme même, la chaîne les entraîne et les fait circuler. La üg. r5 indique de quelle manière un seau est suspendu au rouleau qui repose sur les parties a et b delà plate-forme au moyen de deux petites roues m et ni, qui entrent dans des rainures qui y sont pratiquées.
troisième espèce. — Chaînes on cordes communicatrices produisant un mouvement alternatif.
602. Les machines dans lesquelles on emploie les chaînes ou cordes communicatrices de cette espèce, sont Irès-uombreuses. . C'est surtout dans les métiers à fabriquer les étoffes qu’on en fait le plus grand usage. INous nous boruerous ici à indiquer
DES CHAINES COMMUNICATRICES. 261
compendieusement les diverses variétés de (ils communicateurs dont on se sert dans ces métiers , nous réservant à en donner des descriptions circonstanciées dans le traité spécial consacré aux machines à confectionner les étoffes.
PREMIÈRE VARIÉTÉ. LlSSCS. PI. XX , fig. 3.
6o3. Ôn appelle lisses , des fils disposés sur des tringles de bois , qui embrassent les (ils dé la chaîne et qui les font lever et baisser à volonté. Les tringles de bois suf quoi se tendent les lisses, se nomment lisserons. Les lisses portent à leur milieu de petites perles d'email percées , à travers lesquelles passent les fils de la chaîne; ou bien elles forment des boucles de fils entrelacées de diverses manières , comme on le voit fig. 4 — Lisses h grand colisse b b , sont celles qui servent à passer les fils de poil dans les étoffes riches. Elles sont composées d’une maille haute et d’une maille basse alternativement , de sorte que le colisse a environ un décimètre de longueur. — Lisses h petit colisse d , sont de petites boucles arrêtées par un nœud ; elles ne servent qu’aux étoffes unies. On donne le même nom* à celles dont la maille est alternativement , l’une, sur une ligne plus basse que l’autre , afin que les fils disposés sur une hauteur inégale ne se frottent pas, comme iï arriverait s’ils étaient sur une même ligne. Les lisses de rabat sont celles sous la maille desquelles les fils sont passés pour les faire baisser. — Les lisses de liage sont- celles sous lesquelles les fils qui doivent lier la dorure dans les étoffes sans poil , sont passés pour les faire baisser.
6o4- Quelquefois les lisses sont placées sur les lisserons à des distances égales , comme on le voit en A A , fig. 3 ( PI. XX ) ; d’autres fois elles sont inégalement espacées, comme en B B, même figure..
a6î . DES CHAINES COMMUNICATRICES.
6o5. 11 y a des métiers où l’on emploie jusqu’à' vingt-quatre hautes lisses enlùseronnées , et même un plus grand uombre; elles sont suspendues dans le châtelet , élira portent jusqu a deux cents mailles chacune; de -sorte que, si Ion ne voulait passer qu’une rame dans cliaque maille , elles en porteraient
606.. Les lisses sont mises en mouvement par des pédales. Dans quelques métiers , 1 élévation en est produite par les pédales , et l’abaissement par des poids réacteurs ; dans d’autres métiers, chaque liante lisse enlisseronnâe a deux pédales, l’une desquelles l’enlève , et l’autre l’abaisse , etmme on le voit fig. ?.3 ( PI. XX ). La pédale a communique avec le levier b,. qui a son centre de rotation en c , et celui-ci transmet son mouvement à la basculé d, à laquelle la lisse est suspendue. La pédale f agit sur le levier g, qui communique avec le lisseron inférieure. On conçoit aisément, que toutes les fois que l’on voudra abaisser la pédale a , la lisse sera obligée de monter , et au contraire, quelle devra descendre, quand la pédale/ sera déprimée. Le montant , qui soutient la bascule d , est percé de ■ plusieurs trouS, pour qu’on ait la facilité d’élever plus ou moins le centre de rotation de cette bascule.
deuxième variété. — La lire. PI. XX , fig., 1 et 5.
607. La fabrication des étoffes figurées, exige, outre les lisses, un autre mécanisme qui sert à élever à chaque coup de navette un certain nombre de fils de la chaîne , suivant l’ordre indiqué j>ar le dessin que l’on veut exécuter. Ce mécanisme est composé de plusieurs parties-, savoir : le cassin, le rame , les arcades, et les planches d’arcades. •