‹ Traité complet de mécanique appliquée aux arts, contenant l'exposition méthodique des théories et des expériences les plus utiles pour diriger le choix, l'invention, la construction et l'emploi de toutes les espèces de machines;Chapitre 69 sur 94 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Supports locomobiles.

^3o. La classe des supports locomobiles contient deux genres; supports qui favorisent un mouvement de translation dans un seul sens, et supports qui permettent des mouvemens de translation en diverses sens.

GENRE PREMI ER. Supports qui favorisent un mouvement de translation dans un

seul sens. *

^3i. Ce genre contient quatre espèces, supports à coins; supports à coulisses; supports tournaus, et supports à chariot.

première espèce. — Supports à coins.

732. 11 est évident que, si la partie inférieure d’un support est taillée obliquement, comme on le voit en a (lig. 12, PI. XXI ), et qu'on introduise au-dessous un coin b ; toutes les fois qu’on poussera ou quel’on retirera le coin , le support s’élèvera ou s’abaisserâl

DES SUPPORTS LOCOMOB1LES

première vKmt.it. — Coins à engrenage. PI. XXV, fig. 2 et 3.

733. Pour rapprocher lentement et sans secousse les cylindrçs des laminoirs , on place sous chacun des deux coussinets inférieurs un coin de fonte c, que l’on avance ou recule par le moyen d’une vis v , qui entre dans un écrou fixé sur le coin dans un trou circulaire fait dans son intérieur ; par ce moyen, la vis s’enfonce <Jans le coin lorsque l’on tire celui-ci , et elle en sort lorsqu’on le repousse. La vis v porte à l’extrémité de sa tige une roue dentée qui engrène avec une vis sans ün a, mue par une manivelle. Si l’on veut donner aux deux coussinets un mouvement d’élévation ou de dépression parfaitement semblable, on le peut aisément , en prolongeant les axes de chacune des vis sans lin, qui correspondent à chacun des coins, et en les réunissant comme la fig. 3 (PI. XXV) le démontre.

• . % deuxième variété. — Coi ns a ecrou interne. PI. XXV, fig. 4.

734. M. Mollard a imaginé de faire lever les deux empoiies inférieures, par deux çoyis placés entre les deux piliers qui retiennent chaque empoise -, et de faire mouvoir ces coins par le moyen d’une vis sans fin fixée dans le châssis, et qui s engrène dans un demi-écrou pratiqué dans toute la longueur du coin.

• deuxième espèce. — Supports à coulisses.

première variété. — Support à mouvement latéral. P). XIV, fig. 3a.

735. Au moyen de deux vis a et b t on peut donner à X empoise tu , un petit mouvement le long de la coulisse 1 , 2.

3io DES SLPPOKTS LOCOMOMLES.

• • • deuxième xktitTt. — Support suspendu. PI. XIV, 6g. 27 et 29. Face et profit.

7 36. Un étrier a a est suspemlu à l’écrou b de la vis d. Cet étrier sert en même temps de support et de coulisse aux empoises m et n, dans lesquelles sont placés les pivots de deux cylindres xct y, la vis d sert à rapprocher plus ou moins les cylindres.

troisième variété. — Support poussé de bas en haut par une vis. PI. XIV,

fig. 26.

737. Les deux tiges verticales a et b entrent dans des trous correspondans pratiqués dans l’empoise m, et lui tiennent lieu de coulisse ; la vis d élève plus ou moins cette empoise.

quatrième variété. — Figes à support. PI. XIV, 6g. 3j.

7.38. La lige x x, que l’on suppose mobile dans le sens vertical , est terminée supérieurement par le cadre a et b, dans lequel sont placées les empoises ni et n , qui servent de support à la barre tournante p p. . ,

cinquième variété. — Support à crémaillère. PI. XXV , 6g. 7.

739. La crémaillère a b se meut le long de la tige verticale d , et est retenue par l’étrier mobile c.

sixième variété. — Support à oreilles. P). XIV , 6g. 8 cl 9.

740. Ce support est employé dans de. grandes machines pour soutenir des organes très-pesans. La tig. 8 représente le support proprement dit, et (ig. 9, le sommier dans lequeLil dpit être enchâssé de manière à pouvoir être avancé ou reculé dans

DES SUPPORTS LOCOMOBILES. . 3n la coulisse b, au moyen d’un levier à main , que l’on lait agir sur une des oreilles a , a. #

septième variété* — Support à vis simples. PI. XXV, lig. 1 .

74x* Le cylindre b , soutenu par le support a a , peut être rapproché plus ou moins du cylindre d, en faisant tourner les écrous m , m , au moyen d’une clef.

huitième variété. — Support à eftgrenage et à étrier. PI. XXy, Cg. 18 et 19.

742. Ce support, ingénieusement imaginé,^ été adapté aux grands cylindres qui laminent le plomb. L’engrenage sert à rapprocher les deux cylindres, et l’étrier sert à les éloigner.

L’étrier est indiqué par les lettres m, m, m , m , m ; une tige verticale d, adaptée à sa partie supérieure, est suspendue à une chaîne qui passe sur la poulie a , et se réunit au levier b b , auquel est accroché le poids réacteur p. Le cylindre x est supporté par deux étriers semblables , adaptés à ces tourillons. Le plan de l’engrenage F F est représenté lig. 18. On voit queYaxe 1,2, est garni dé deux vis sans lin , lesquelles engrènent en même temps' avec les deux pignons 3 et 4- Chacun.de ces pignons communique le mouvement à deux roues dentées d’un même diamètre. Par cet arrangement , toutes lhs fois qu’ou fait tourner l'axe 1 , 2 , on fait descendre également et parallèlement les deux empoises, supérieures du cylindre x.

helvième variété. — Supports suspendus à vis. PI. XXV, fig. 14. «

743- L’écrou de la vis a a porte deux chaînes qui, après avoir passé sur des poulies de renvoi , soutiennent des colliers b b qui enviropnenl le cylindre x.

3ia

DES SUPPORTS LOCOMOBILES

dixième variété Support des meules horizontales. PI. XXV, Cg. l« , la

• et il. t •

744^pe support est composé de trois pièces séparées : l’inférieure i3 repose sur la crapaudine, traverse le trou de la nieüle gisante, et sa fourche a entre dans les branches b, b, de la pièce •intormédiaii'e' 12 , laquelle est encastrée dans la meule tournante dont elle soutient le poids. La pièce supérieure 11 n’est autre chose que l’extrémité dq l’axe vertical tournant, qui met en mouvement la meule ; le tenon m de cet axe entre carrément dans le trou o de la pièce 12.

onzième variété. — Supports à leviers. PI. XXIV , Gg. 11.

745. Le support m est soutenu par le lev*ier a, dont le centre de rotation est en x. Ce levier communique avec un second levier b, tournant autour du point Ile suspension^. L’extrémité du levier b porte un poids p , et des moufles «7; l’un sert à élever le support; les autres, à l’abaisser.

troisième espèce. — Supports tournant.

• première variété. — Grue tournante à levier. PI. XXV , Gg. 3g.

746, Cette grue, employée spécialement dans les grandes forges, sert à transporter des fardeaux placés en a d’un point à un autre, compris dans la circonférence que la grue décrit en tournant.

deuxième variété. — Grue tournante à engrenage et à poulie. PI. XXV,

Gg. 44. ^

747 • Un engrenage x , et des poulies a a , remplacent le levier

DES SÛPPORTS LOCOMOBILES. 3i3

de la grue précédemment décrite. On accroche à la poulie inférieure l’objet qu’on veut transférer. Cette grue est en usage dans les lamineries de plomb. . *

troisième variété. — Axe appuyé contre un plateau tournant. PI. XXI ,

. Cg. ar.

748. Dans les tours , on emploie souvent, un plateau tournant

contre lequel s'appuient les bouts de l’axe des objets que l’on veut tourner. Quelquefois le plateau , indiqué par a a , fig. 2 1 , a une inclinaison iiivariahfc ; et souvent il est disposé de manière qu’on puisse la faire varier à volonté, comme 4’indique la figure i3 (PI. XXIV) , o ù a « est une coupe du plateau, qui est garni latéralement de deux portions de cercle x et y, lesquelles entrent et se' meuvent dans des ouvertures correspondantes, faites à l’axe m ni. On assujettit le plateau, au moyen de deux

vis de pression.

quatrième variété. — Support tournant à. rassort ou à poids \

749. On voit ( fig. 6, PL XXIV ) un support x tournant autour du point a, et poussé par le ressort y. Dans la fig. 7., on a substitué au ressort un poids réacteur. CeS sortes de supports

sont employés dans quelques espèces de tours.

quatrième espèce. — Supports à chariots.

75o.. Il* existe, dans plusieurs machines, des organes placés sur des chariots que l’on peut faire avancer et reculer à volonté. C’est ainsi que Yalesoir, dans les machines à forer les canons horizontalement, est placé sur un chariot de cette espèce, dont le plan et les élévations de face et de profil sc.voient PI. XXV (4ig. i5 , 16 et 20 ).

l)c la composition des Machines. • 4°

DES SUPPORTS LOCOMOBILES

liEMl I-- DEUXIÈM E. — Supports qui permettent des mouvemens de Irenslation

en divers sens. . ■

^5i. Ce genre a deux espèces : i°. supports des instrumens destinés à tracer des courbes; a*, supports d’organes qni ri’ont que de simples mouvemens de translations rectilignes.

pkemiere espèce. — Supports d'instrumens destinés à tracer des courbes.

rssHiÉBE y aiii été. — Règles h rainure de Af. La (.ondamine ( a ). PI. XXII . ' Gg. 19 et 20»

>]Ü2. (a) Cet insmiment fournil un moyen court et facile de trouver snr-le-cliamp , et de tracer d’un mouvement continu , les rosettes propres à exécuter tous les contours possibles d’un dessin donné, et réciproquement tous les dessins possibles que peut produire une rosette donnée , et cela sans être obligé de limer dq^ modèles en cuivre. A B C D est une règle de trois pouces de i#ng , percée d’une rainure dans sa longueur; la partie A B est percée de plusieurs trous eu écrou , aiin d’approcher ou d’éloigner plus ou moins la pointe B , dont la tète est faite en vis; cette .règle est embrassée par les tenons E G d’une seconde règle, aussi percée d’une. rainure; la première peut glisser sur la seconde qui porte un petit bariHel L,dont le • ressort tire toujours à- lui la règle de dessous, qui lui est attachée avec un lilet 1); cette même règle porte une seconde pointe 1\ qui , par conséquent, -tend toujours à s’approcher du centre 4* ; ce centre est déterminé par une troisième pointe

(a) Recherches su/' le tour. — Dcscsiption dune machine qui imite le mouvement du tour. ■ • . ...

SUPPORTS LOCOMOBILES. 3l5 '

qui traverse les deux règles, et qui est fixée sur la règle de dessus E G , au point où l’on veut, avec l’écrou z. Voici comme on se sert de cet instrument.

j53. Soit le contour de profil d’une tête T, pour lequel ou cherche la rosette la plus convenable ; après avoir découpé ce profil en carte, on le colle sur une autre carte R S, ensuite on prend à volonté un point T -pour centre, au dedans du contour de la tête; on perce les deux cartes en ce point, et on les attache sur un plan , en y enfonçant la pointe P ; après quoi on poscla pointe N sur le contour de relief de la tête découpée; on tourne ensuite à la main toute la machine, en faisant toujours porter la pointe N sur le bord de la découpure; ou, mieux encçre, on ne fait que tourner d’une main la carte sur son centre , en gênant de l’autre la machine fixe , et en ayant attention que la pointe. N ne quitte pâs le bord ‘de la carte découpée. . #

754. Dans l’un etTa.iAe cas, la pointe B, portant sur la * grande carte R S , y trace le trait U X , qui est le contour de la* rosette cherchée; la pointe N , rappelée sans cesse vérs le centre P, par l’effort du ressort L, et repoussée par le relief du profil* découpé, en suit aisément le contour, tant que ce contour ne s’éloigne pas du centre en ligne directe; c’est ce qü’il faut éviter autknt que possible', eu choisissant au dedans de ce conter un . centre pour placer le point fixe P. Si on rie peut empêcher que •la pointe N n'accroche en quelque endroit, comme au dessous du nez, par exemple, et qùe le contour découpé ait la pente trop raide pour repousser la pointe N. en glissant , il faudra aider un peu avec la main; mais on pourra sauver encore ce petit inconvénient en 'tournant le carton d’un sens opposé : de cette manière, la poiute qui ne pouvait , par exemple, remonter sans lé secours <Je la main , de la narine vers la pointe du nez, glissera sans difficulté , et sera rappelée par la force du

3i6 ' DES SUPP.ORTS LOCOMOBlL<ts.

ressort, de la pointe du nez vers la narine. .En changeant de centre P, ou en éloignant plus ou moins les deux pointes B et N, on fçra différens contours, et on choisira le plus coulant et le plus praticable sur le tour, pour servir de modèle à la rosette. Avant que de la tailler, il est à propos de la vérifier, en découpant une carte sur le trait VX de la rosette trouvée, et faisant porter une pointe sur le contour, •pour voir si l’autre point N redonnera exactement le contour de la tête qu’on se propose d’exécuter.

deuxième variété. — Règles à roues dentées. PI. XXII, Cg. ai (a).

g55. A N B C , est un système de roues dentées, dont les diamètres sont dans les rapports 2, 1, 2, 4: — » A, est une règle dont l’extrémité a çst successivement fixée aux points 0, i et 2 de la roue A, et assujettie en mêm§ temps à' toucher un des ‘points», c de la roue N, o et 1 de la roue B; cep points étant placés de manière à ce qu'ils puissent se trouver dans la même - direction , dans une des positions du système, chaque point de la règle a' b' tracera une courbe dans l’espace, et une autre suf les surfaces de révolution qui sont au-dessous. Les courbes pouvait varier à l’infini, par les diverses positions qu’on peut donner aux p&ints o, 1, 2, et par les divers rapports des diamètres des roues. .

. * . « > troisième variété. — liègles appuyées sur des surfaces courbes tournantes. ■ H XXII , fig. i5.

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