‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 106 sur 159 · FRAIS DE MAIN D'ŒUVRB · texte numérisé non relu

FRAIS DE MAIN D'ŒUVRB

Fia MOIS suirant la dimension du foyer.

TALOOK.

Koormenaad

"Shernaad

Roupies.

de 17 à 30 de 12 a 15 de 24 à 48

Frases.

Roupies.

de 10 a 50

de 17 à 52

de21/2(»)a28

Francs.

Walloownaaad

Ernaad

Temalapooram

A Salem, présidence de Madras, le coût d un fourneau varie de 4 annas (60 centimes) à 2 roupies (4 fr. 75 c.) ; leur contenance en minerai est de 7 à 8 kilogrammes. Cette localité passe pour être le siège principal de la fabrication de l'acier (3).

À Vizagapatam, district maritime, le minerai rend 25 pour 100 de fer brut, et celui-ci 57 pour 100 de fer marchand.

A Coimbatore, Talook de Caroor, Inde méridionale, présidence de Madras, nous trouvons les fourneaux de la construction la plus économique ; un foyer de lm. 20 de hauteur et 0m.30 de diamètre ne coûte que I anna 6 pices (20 centimes) ! Un homme travaillant activement pendant trois jours, peut construire quatre foyers. La main-d'œuvre se répartit entré quatre personnes par fourneau et par mois ; on peut l'évaluer à 7 ou 8 roupies (16 fr. 50 à 19 francs) (4).

A Nagpore, Inde méridionale, dans le Deccan, on ne peut travailler aux fourneaux pendant les pluies, étant tous bâtis en plein air, sous les arbres. Le prix de revient d'un

(1) Rapport déjà cité de H. Conolly, percepteur. Calkui, 24 juin 1854.

(2) Ce prix parait minime, mais il est tel.

(3) J. M, Healh. Appèndix to Report on the Iron Ores, etc. (Appendice au Rapport sur les minerais ferriferes, etc.), déjà cité, 2» partie. Extrait du Journal of Asiaiic Society, t. V, p. 390.

(4) B. C. G. ThomtUt percepteur adjoint, Appendice au Rapport, etc., déjà cité.

418 MÉTHODE DIRBCTB.

fourneau ne dépasse pas i roupie 1 II y a trois hommes par fourneau. La dépense journalière s'élève en minerai à 1/2 anna (0f.075), le charbon à 2 annas (30 centimes), la main-d'œuvre à 3 annas (45 centimes). Total, 5 annas 1/2 (82 centimes). Chaque fourneau produit 1 3/4demaum/(63k,50) de fer brut, qui donne, à la forge, i maund (36 kilogrammes) de fer en barre.

Dans les districts de Kumaon et de Gurhwal, nord deTHindoustan, présidence de Bengale, le prix moyen du charbon rendu dans un périmètre de 6 kilomètres de la forêt, est d'environ 3 annas (45 centimes) les 30 seers (28 kilogrammes), on à peu près 17 francs par tonne métrique (1).

Dans le district de Kumaon, 930 seers (840 kilogrammes) de minerai produisent 327 1/2 (295 kilogrammes) de fer brut en massiaux, rendant à son tour 81 seers 3/4 (73k,50) de fer marchand, soit, pour 400 parties en poids de minerai, 8 4/5 de fer en barre.

930 seers (840 kilogrammes) de minerai exigeant 340 seers (306 kilogrammes) de charbon pour produire 81 3/4 seers (73k.50) de fer; il faut, pour 1 partie en poids de fer, 8 1/6 parties de charbon (2).

Nous avons recueilli les renseignements les plus récents, sur le prix du fer indigène, dans le rapport déjà cité de M. Howard Blackwell (3), qui mérite toute créance.

Suivant M. Blackwell, la ville de Tendukera, dans la vallée deNerbudda, est exclusivement occupée à la fabrication du fer. Le minerai consiste en hématite calcaire, qui se trouve envi-

(1) Report on the MetaUt ferons Deposits of Kumaon and Gurhwal in Sort h- Western India. (Rapport sur les gîtes métallifère* de Kumaon et de Gurhwal, dans le nord-onest de l'Inde), par William Jory Henwood. Calcutta, p. 33; 1855.

(2) Sélections from the Records of Government. North-Western provinces ; pubUshed by authoriiy (extrait des archives du gouvernement, provinces nord-ouest: publié par autorité) ; Agra, 1853. Partie 13 ; mines de fer et de cuivre de la division Kumaon. Rapport de I. 0*0. Reckett, 31 janvier, 1850, p. 67 et suiv

(3) Report of the Exammation of the mènerai districts of the Nerbuéda VaUey. (Rtpptfl sur les districts minéraux de la vallée de Nerbudda), par J. H. Blackwell, inspecteur été mines de Bombay. Bombay, imprimé pour le compte du gouvernement, 1857.

ron à 3 kilomètres an sud de la ville, et à 6 kilomètres au nord de la rivière Nerbudda. Les exploitations s'étendent sur un espace de 400 à 500 mètres de longueur sur 200 de largeur. On extrait le minerai à une profondeur de 9 à 12 mètres; mais il existe aussi en plus ou moins grande quantité à la surface. On fonce des puits chaque année, car ils sont comblés par les pluies, et le mode d'exploitation est aussi grossier et aussi ruineux que possible. On fait venir le charbon des montagnes situées à 8 ou 16 kilomètres nord de la ville; toutes les essences dures ou tendres servent indistinctement; les jungles sont coupés tous les quatre ans. On apporte à dos de buffles le charbon à la ville dans des paniers ; on le vend à raison de 1 roupie (2 fr. 36 o.) pour trois charges ou trois charges et demie ; ce qui correspond à environ 10 francs la tonne. Il est de belle qualité, et pèse de 5 kilogrammes à 5k.50 le- boisseau de 43 litres, soit de 1 1\5 à 12k.5 par hectolitre. Soixantedix à quatre-vingts fourneaux fondent, pendant la belle saison, du fer d'excellente qualité.

Ici, comme partout dans l'Inde, ce fer est divisé en deux catégories, kachchà etpakka; mais ces termes ont une signification différente dans chaque district. A Tendukera, le fer kachchà consiste en petits massiaux de fer marchand produit dans des fourneaux qui ressemblent aux foyers catalans plus qu'à tout autre foyer visité par M. H. Blackwell. On se sert du fer kachchà pour les besoins ordinaires, et il est aussi bon que le fer pakka du Chandghur. Le fer pakka se fabrique dans un foyer de modèle différent; il en sort à l'état d'acier bâtard ; on le coupe en morceaux, on le fait réchauffer et on le forge, ce qui lui fait perdre son aspect aciéreux, et on le convertit en un fer de qualité supérieure réservé pour les emplois exigeant du corps et de la résistance. L'acier brut sert aux outils tranchants, aux pointes de pioche, aux pinces à levier, etc.; il est de trèsbonna qualité.

A Tendukera, le prix du kachchà varie de 78 fr. 75 c. à 90 francs la tonne, celui du pakka de 1 12 fr. 50 c. à 147 fr. 50 c. la tonne. « On peut donc dire, ajoute M. H. Blackwell, que si « Ton fabrique ici le fer par les méthodes les plus rudimen- « taires, sans aucun autre appareil que le soufflet et le mar- « teau des ouvriers, il revient cependant à meilleur marché « qu'en Angleterre, où Ton dispose de toutes sortes d'en- « gins(l). » Il faut toutefois se rappeler que les Hindous ne fabriquent que de très-petites barres.

L'industrie du fer à Tendukera forme un contraste frappant avec celle de Chandghur, où le kachchà n'est qu'une masse informe de fer et de scorie, qu'on ne peut utiliser à moins de la faire réchauffer et de la forger ; lorsqu'il a été converti en pakka, il est vendu au prix de 312 fr. 50 c. la tonne; et malgré ce prix élevé, M. H. Blackwell assure que les fondeurs sont plus mal rétribués que ceux de Tendukera. La quantité de matières entrant dans la fabrication d'une tonne de fer est dans les deux districts :

VIRERAI DB FER.

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