‹ Traité complet de métallurgie (volume 2)Chapitre 30 sur 159 · CHAUX · texte numérisé non relu

CHAUX

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Dans ces minerais, l'aoide phosphoriqtiè a été considéré comme étant en combinaison avec la chaux, et celui des scories comme existant à l'état de phosphate de fer : le flux consistait en deux parties de schiste et une partie de chaux. Dans toutes ces expériences, la durée du feu a été à peu près la même. On remarquera dans les numéros i et n, que la proportion de phos-

(1) PhU. Mag.9 t. X, p. 423; déc. 1855.

FER Et PHOSPHORE. H9 •

phore trouvée s'accorde assez bien avec celle déduite par le calcul, tandis que dans les numéros ni et iv la quantité est bien moindre. Les auteurs ne doutent pas que cet écart ne soit dû à la durée de la réduction, car, après avoir souvent répété les essais avec les mômes proportions de mélange, ils ont reconnu que la quantité de phosphore dans le culot variait considérablement, sans qu'ils aient jamais réussi à obtenir plus des quatre cinquièmes de la quantité totale. Si, cependant, on avait prolongé suffisamment la cémentation, il est très-probable que tout l'acide phosphorique aurait été réduit.

De V action du fer, à une haute température, sur le phosphate de chaux en présence du carbone et de la silice libre* — M. Wôhler avait précédemment étudié cette action. M. Hochstâtter a opéré l'essai suivant de la manière déjà indiquée. Les proportions du mélange étaient : 64". 77 de fil de fer coupé fin, 80*\96 de cendre d'os, 40^.48 de sable blanc fin et 168M9 de poudre d'anthracite. Le produit consistait en un culot couvert de scorie imparfaitement fondue et contenant des globules de métal» Le culot et la scorie, débarrassés de l'excès d'anthracite, furent refondus dans un creuset d'argile couvert ; le culot bien venu pesait 63*\74. La scorie avait été parfaitement liquéfiée, sa couleur était blanc grisâtre. Le culot était cristallin à la surface, très-dur, fragile et fortement magnétique. Sa cassure était à grain fin, d'un blanc grisâtre, avec de nombreuses petites ôavités tapissées de cristaux à reflet bleu irisé; sa densité était 7.25. Par l'analyse, on trouva 85.78 pour 100 de fer et 14.10 pour 100 de phosphore; cette composition se rapproche de la formule Fe6P.

De l'action du phosphore sur du fer contenant du soufre. — D'après M. Janoyer, le phosphore ne chasse pas le soufre de sa combinaison avec le fer, et à l'appui de cette assertion, il cite ses essais (1).

r 10 grammes dé fil de fer très-fin, coupé en très-petits

(1) Ann. des Mines, 5° série, t. VI, p. 165; 1854.

morceaux, ont été fondus dans un creuset d'argile non brasqu&avec 0^.20 de pyrite de fer. Le culot était bien venu et contenait 0.994 pour 100 de soufre.

2° 10 grammes de ce même fer furent fondus de la même manière avec 0" .20 de pyrite de fer et 0^.20 dos calcinés. Le culot était bien fondu et contenait 1 .005 pour 100 de soufre.

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