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Observations sur le tableau précédent. — Les alliages employés par M. Mallet s'obtenaient dans un tube en fer, fermé et recourbé, doublé d'un enduit d'argile, de terre à porcelaine et de plombagine. Le zinc était peu à peu amené en contact avec le cuivre ; 'appareil, qui ne renfermait pas d'air, était continuellement agité jusqu'au moment de la coulée : on versait l'alliage dans un moule de fonte, sous forme de bande longue et étroite, qui se solidifiait instantanément. Chaque coulée pesait environ 3*^,30 ; en cas de doute, on vérifiait la composition de l'alliage par une analyse.
M. Mallet afiirme qu'en ajoutant seulement 1/8 d'équivalent de zinc à l'alliage 2Zn + Cu, si jaune et si tenace, celui-ci devient blanc et très-cassant.
On verra que le poids spécifique des alliages ne croît pas en proportion directe de la quantité de cuivre ajouté, quoique telle soit cependant leur tendance générale ; les plus grands écarts se produisent entre les séries 8Cu + 17Zn et 8Cu + 23Zn.
On a pris le poids spécifique des alliages, tels qu'ils étaient après la coulée et après leur refroidissement subit dans le moule en fonte; mais on a constaté que le laminage de quelques-uns donnait, au point de vue de la densité, des résultats variables; M. Mallet en conclut qu'un refroidissement subit et immédiat produit, sur les alliages de cuivre et de zinc, un effçt analogue à celui de la trempe à l'eau froide.
Jusqu'à une époque comparativement récente, le laiton était fabriqué par l'ancien procédé de cémentation^ qui a été presqu'entièrement remplacé par l'alliage direct du zinc et du cuivre, tous deux à l'état métallique. En 1779, John Champion aîné a cependant fait breveter, dans le Royaume-Uni, te procédé, en usage depuis des siècles ( 1 ] .
(1) A. D., 1779, nov. 84, N« 1839. Abrégée des BrweU. — Métaux et Alliages, p. 88.