ANCIEN PROCEDE. — FOUR
Ancien procédé du laiton à la calamine.
Il y a quelques années à peine, on voyait encore cet ancien procédé pratiqué à Birmingham, dans l'usine de M. Pemberton, la seule de la ville où il survécût; ce fourneau a été démoli, et depuis, il n'existe pas actuellement en Angleterre, que nous sachions, un seul four de laiton à la calamine. En 1859, nous avons encore trouvé plusieurs de ces fours dans les usines à cuivre de MM. Sims, Nevill etC'®, à LIanelly, dans le Glamorganshire, et nous savons qu'il en existe d'autres à Swansea. C'est à l'obligeance de cette société que nous devons d'avoir pu étudier cette industrie, et de prendre les mesures qui ont servi à l'exécution des gravures ci-jointes. Nous nous plaisons aussi à reconnaître que nous devons la plupart de nos renseignements à ce sujet,«àM. Joseph Stringer, qui a longtemps dirigé les fours dont il est question.
Description du four, — 11 ressemble exactement, dans tousses points essentiels, aux fourneaux représentés dans les vieux traités
Bekelle ai^trl^M de •<»,«tV par aiMr*.
Fig. 74. Coupe verticale sur AB de la flg. 75.
de métallurgie. Il consiste dans une chambre circulaire, m, revêtue intérieurement de briques réfractaires, d,d;k la partie supérieure, existe une ouverture circulaire, la gueule, à laquelle s'adapte un
collier de fonte, e,e\ à la partie inférieure, une plaque circulaire en fonte, «,«, sert de sole, elle est percée de douze ouvertures symétriques, disposées autour d'une ouverture plus grande, placée au centre, k : cette dernière sort h retirer, de temps à autre, les cendres
Bcbelle Métrl^M é9 •■-,«tV par aiAir*.
Fig. 75. Section horizontale sur CD de la fig. 74.
et les scories ; au-dessous de cette sole se trouve le cendrier, ;i, qui communique par une prise d'air, cintrée, c, avec une longue voûte, i : c'est par celle-ci que l'air extérieur arrive au foyer et que les ouvriers accèdent au cendrier.
A l'intérieur des petites ouvertures de la sole, on adapte de courtes tuyères en fonte, f, f, plus étroites à leur extrémité supérieure : on n'en fixe pas à l'ouverture centrale. Ces tuyères ont 0°*,i5 de haut ; 0^,065 de diamètre intérieur à la base, et 0™,025 au sommet; leur épaisseur est de 0"*,0I9. L'espace vide entre les ouvertures est couvert de briques et d'argile refractaire, de manière à former une sole plane et solide de 0™,1B d'épaisseur. L'air, nécessaire à la combustion, arrive par les tuyères qui font office de barreaux. Le fourneau est revêtu d'une forte maçonnerie de briques, b,b; el pour plus de solidité, à l'extrémité de la voûte, A, la plus rapprochée de la plaque du foyer, en avant de ce dernier