ANCIEN PROCEDE. — CREUSETS
et au-dessus de la prise d'air, c, on place une barre de fer s' appuyant sur les murs, b\ h\ qui forment les parois latérales de la prise d'air.
Plusieurs de ces fours sont construits sur une même ligne : on les enveloppe d'une voûte de briques, surmontée d'un cône ouvert, aussi en briques, exactement comme dans les fours de verreries ordinaires (1). Le four n'a pas de cheminée ; elle est remplacée, pendant le fondage, par l'orifice de la partie supérieure qui se ferme, plus ou moins, suivant les besoins, à l'aide d'un couvercle rond en fonte, ou avec des briques réfractaires maintenues par un châssis en fer.
Le four, comme le montre la gravure, va en s'évasant quelque peu jusqu'à environ 0™,32 au-dessus du niveau supérieur de la sole en fonte. Le constructeur du four prétend qu'il n'y a pasd'évasement, tandis que M. Stringer soutient avec force qu'il en existe un ; nous n'avons pu éclaircir nous-même ce point, qui d'ailleurs, n'a pas grande importance.
Creusets. — Les creusets sont en argile réfractaire, circulaires, de 0",31 de profondeur, de 0™,20 de largeur au sommet, et de 0"*, 17 au milieu, mesures prises à l'intérieur; ils ont 0",025 d'épaisseur au sommet, et 0™,05 au fond. M. Stringer nous a dit qu'on avait toujours pour habitude d'employer un creuset plus grand, appelé le creuset maître « king pot » placé au centre de la sole ; mais un autre fabricant très-expérimenté, nous a affirmé qu'il n'y avait aucune nécessité de varier les dimensions des creusets. Suivant M. Stringer, le creuset maître doit avoir 0™,33 de profondeur, 0",21 de largeur au sommet, et(r,19 dans le milieu; 0'",03 d'épaisseur au sommet, et ©""jSO au fond. Ce creuset contient 54 ki!. de métal, tandis que les petits n'en contiennent que 38 kil.
Composition de la charge, — Calamine calcinée, ou blende grillée complètement, et^ réduite en poudre fine, 45 kil. ; houille broyée, 18 kil. On mélange intimement à sec et on passe à travers
(1) Voir la description des fourneaux à zinc anglais, p. 4&4 À 458.
un crible percé de huit trous par 0™*,025. On verse ensuite neut litres d'eau sur le mélange, qu'on a étendu uniformément ; au bout d'une demi-heure, on mêle de nouveau et on passe à travers un crible percé de huit trous par 0"*,025, après quoi on l'étalé de nouveau, on mélange entièrement avec 30 kil. de grenailles {bean shot) de cuivre. Le mélange doit être assez humide pour qu'une simple pression de la main provoque une certaine adhérence. La charge est alors prête pour passer au four et doit donner le meilleur laiton pour être travaillé au marteau ; on le désigne sous le nom de battery.
Chargement, — Nous supposons que le four est en marche. On charge les pots modérément et avec soin ; on les couvre et on les dispose comme l'indique la fig. 75 , après avoir fermé avec de l'argile l'ouverture centrale de la plaque de sole; on place, de manière à former une croix au-dessus des pots , quatre morceaux plats de houillede0™,37delongueur chacun; deO°*,7 àO"',10 d'épaisseur et de 0"*,20 à 0™, 22 de largeur ; une extrémité de chaque morceau de houille, repose sur un des pots de côté et l'autre sur le pot central.
On met alors avec précaution dans le four 150 kil. de houille cassée en morceaux un peu plus gros que le poing, on diminue la violence de la chute du charbon, à l'aide de pinceties placées en travers de la bouche qu'on ferme ensuite partiellement. On laisse ainsi brûler ce charbon, jusqu'à ce qu'il ait dégagé tout son gaZj ce qui demande environ une heure et demie; on place alors le couvercle sur la bouche en laissant 0™, 0 1 d'écart sur le bord, pour laisser durcir le coke formé. Puis on dispose ce coke autour des creusets, en ayant soin de tenir les tuyères libres et bien dégagées. On place alors le couvercle de manière à laisser une ouverture d'eriviron 0°*,035 sur le côté de la bouche, et le four peut marcher ainsi pendant trois heures, sans qu'on soit obligé d'ajouter d'autre charbon. 11 est du devoir du contre-maître de veiller à ce que les tuyères soient bien dégagées et les pots couverts de coke. On augmente graduellement la chaleur, pendant l'opération,