‹ Traité complet de métallurgieChapitre 70 sur 150 · JI · texte numérisé non relu

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qu'un secret appartenant à plusieurs personnes n'a que peu de valeur et peut facilement se divulguer. La colonne VI montre les proportions de cuivre déterminées par M. R. Smith, qui a dirigé le laboratoire d'essai pendant ces dix dernières années; tous les résultats ont été obtenus par le procédé a décrit plus loin. Dans la colonne VII sont indiquées les proportions de cuivre déterminées par M. W. Weston, élève de l'École des Mines, qui, pendant deux ans, a suivi constamment les analyses du Laboratoire métallurgique. Les rendements marqués d'un astérisque ont été obtenus par le procédé ô, et les autres par le procédé c, qui reste à décrire.

a. Le minerai est attaqué par les acides sulfurique et azotique : la dissolution est étendue d'eau et traitée par un excès d'ammoniaque. On évalue le cuivre de cette liqueur par une dissolution de .cyanure de potassium, suivant la méthode de Parkes.

b. On attaque le minerai parles acides sulfurique et azotique : la dissolution est étendue d'eau et filtrée; on ajoute à la liqueur filtrée de l'hyposulfite de soude (Na 0, S^O^) ; le sous-sulfure de cuivre ainsi précipité est dissous dans l'acide azotique ; on traite la dissolution par un excès d'ammoniaque et le cuivre est déterminé dans la liqueur ammoniacale par la méthode de Parkes.

c. Le minerai est décomposé comme ci-dessus et le cuivre est précipité comme dans le procédé b; mais le sous-sulfure de cuivre, après dissolution dans l'acide azotique, est précipité par la potasse et pesé à l'état d'oxyde.

On remarquera par les chiffres au bas de la colonne X que les fondeurs reçoivent en moyenne 100 tonnes de cuivre, alors que, d'après la méthode d'essai des Gornouailles, ils sembleraient n'en recevoir que 91 ,28 ; mais il faut se rappelerqu'il y a un déchet considérable et inévitable de métal dans la fonle. V excédant sur lequel les fondeurs ont été habitués à compter dans leur traitement, d'environ 9 p. 0/0 , dépasse les résultats indiqués par la méthode des Coniouailles; mais une partie de cet excédant provient du quintal de minerai qu'ils obtiennent additionnellement par tonne.

D'après le tableau, texcédant est de 8,72 pour 100; mais il faut remarquer que celte différence a été calculée, en supposant qu'on avait vendu, ce jour-là, une égale quantité de chaque minerai, ce qui est loin d'être vrai. L'excédant moyen de métal admis par les fondeurs doit être bien supérieur à 8,72 pour 100; car outre les 9 pour 100 rendus par les fours, il y a une grande quantité de cuivre entraîné par les scories. Cet excédant a été parfois sensiblement inférieur à 9 pour 100, par suite d'une plus grande importation de mattes riches^ etc., sur lesquelles on perd moins de cuivre, par la méthode d'essai de Gornouailles , qu'avec les minerais ou les produits plus pauvres. Il est cependant assez singulier que l'écart entre les résultats de la méthode des Gornouailles et ceux de la voie humide, sur des mattes contenant plus de 60 pour 100 de cuivre commun (Voir le numéro 17 du tableau, pag. 159), atteigne jusqu'à 5,41.

TABLEAU des Résultats d'essais par la voie humide et par la voie sèche des Gornouailles, sur une série de minerais exploités avec le schiste cuivreux (Kupferschiefer) de Mansfeld, en Prusse.

ReDdement pour 100,

Rendement pour 400,

Excès de rendement de la voie humide

Différence en moins sur 100 parties de cuivre

méthode des Gornouailles.

essai humide.

sur la voie sèche des Gornouailles-

par la méthode des Gornouailles.

Les essais au creuset ont été faits par un des meilleurs essayeurs et chaque échantillon a été soumis, dans le Laboratoire métallurgique, à deux essais par la voie humide, l'un avec la dissolu-

tion de cyanure de potassium par M. R. Smith, et l'autre avec l'hyposulfite de soude par M, C. Tookey. Les rendements indiqués dans ce tableau représentent les moyennes des deux essais. On a pris pour la voie humide des morceaux du même échantillon, traité par la méthode des Cornouailles.

Le tableau suivant est dû à M. Edouard Riley, chargé pendant quelque temps de l'analyse des minerais de fer de la Grande Bretagne.

Excès

Différence

Rendement

Rendement

Plomh

(le la moyenne des rendement»

en moins sur

pour 100, par

pour 100,

Rendement

dans

par la »oie kumid» et par

100 parties

Nature du uiincrai .

la méthode

par la wlution

pour 100

Vanalyn sur

de cuivre par

des

par analyse.

100 parties demineni.

lereDilementde U m.Mhode

U méthode

Cornouaill>e8.

liift^e.

des Cornouailles.

dea

Cornouailles.

Aliuerai de cuivre

jaune

Id.

Cuivre

Id.

M. Penrose deRedruth a opéré par la méthode des Cornouailles, et M. Riley s'est servi des autres procédés. Tous les deux employèrent des parties des mêmes échantillons pulvérisés. Dans les essais par la voie humide, le minerai fut grillé et dissous dans Tacide chlorhydrique ; on fit bouillir la dissolution avec du sulfite de soude pour réduire le sesquichlorure de fer en protochlorure ; le cuivre fut précipité par f hydrogène sulfuré, le sulfure de cuivre dissous dans facide azotique et le cuivre évalué, d'après la méthode de Rrown, par une dissolution d'hyposulfite de soude et d'iodure de potassium. Le rendement analytique fut obtenu suivant le procédé ordinaire, en précipitant par la potasse le cuivre à fétat d'oxyde. Un essayeur des Cornouailles traita un autre échantillon dun" 4 et trouva, dit-on, 3/8 pour 100.

Bien que ces preuves suffisent pour démontrer que la méthode d'essai des Cornouailles est inférieure, sous le rapport de l'exactitude, aux méthodes de la voie humide, nous donnerons cependant encore les résultats suivants, constatés dans une grande fabrique d'acide sulfurique et de soude, par un chimiste, ancien élève du Laboratoire métallurgique.

NiTURE des

FaODOlTS BSSATLS.

Matte....

Id. ...

GuÎYre...

Id.

ReDdement

Rendement

pour 100 de

pour 100 de

cuivra

cuivre

par la mé-

par la mé-

thode des

thode des

Cornouailles.

Cornouailles,

M. Christoe.

à Swansea.

Rendement pour 100 de cuivre, par la solution de cyanure de potassium, par le

chimiste de l'usine.

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