i.CÔ
Excédant de rendement
par la voie humide,
sur la méthode
des Cornouailles.
Différence
en moins sur
100 parties
de cuivre,
par la
méthode
des
Cornouailles.
En appelant l'attention sur l'inexactitude de la méthode des Cornouailles, il est loin de notre pensée de faire supposer que les fondeurs en profitent pour refuser un prix rémunérateur. On peut au contraire affu-mer, du moins aujourd'hui, que généralement les minerais sont vendus à leur véritable valeur. En réclamant la substitution d'une méthode plus correcte, nous en proposons^ simplement une plus avantageuse pour tout le monde. Un manipulateur d'une habileté ordinaire peut, par les procédés de la voie humide, déterminer avec rapidité et certitude la teneur d'un minerai, et pour beaucoup de variétés, avec un tel degré d'exactitude, qu'il est impossible, avec la méthode des Cornouailles, même à l'opérateur le plus expérimenté, d'y parvenir. Dans un laboratoire convenablement organisé pour les essais par la voie humide, on pour-
rait faire beaucoup de travail en peu de temps, et avec moins de peine que par la voie sèche. Quant à cet argument élevé en faveur de la méthode des Gornouailles, qu'elle représente approximativement le traitement effectif au fourneau, ou bien que les caractères du minerai fin (prill) permettent au fondeur de mieux t)révoir la qualité du cuivre final, il est tout à fait erroné. D'abord, il serait tout aussi facile de calculer l'excédant, en tant qu'on puisse le regarder comme une quantité à peu près constante, en doublant le chiffre exact trouvé par la voie humide; et, en second lieu, les flux employés dans le creuset ont des résultats qui n'offrent aucune analogie avec les opérations des fourneaux. D'ailleurs, il est de l'intérêt du fondeur de connaître, aussi exactement que possible, la quantité de cuivre contenue dans ses minerais, afin de mieux apprécier leur perte réelle à la fonte et de rechercher tous les moyens de la réduire le plus possible.