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WAGONS A MARCHANDISES

La fermeture des tomberaux de l'Est français, représentée par la figure 549, comporte à la partie supérieure une barre d'accrochage, bb et en bas une espagnolette qui relie les vantaux entre eux et avec le longeron.

Wagons fermés. — Ces wagons conviennent aux marchandises qui ont besoin d'être protégées contre les intempéries, soit à cause de leur valeur, soit par suite de leur emballage insuffisant. Ils ont l'inconvénient de ne pas permettre le chargement à la grue, par suite du toit dont ils sont recouverts, à moins que, comme sur certains chemins anglais, on ne prenne le parti de ménager dans la toiture plusieurs ouvertures fermées par des panneaux mobiles ; mais cette solution a elle-même l'inconvénient de ne pas assurer toujours d'une manière parfaite Tétanchéité de la toiture.

Les wagons fermés sont munis latéralement de portes à vantaux, qui glissent au moyen de galets à gorge sur un chemin de roulement en fer Les panneaux de la caisse peuvent être pleins sur toute leur hauteur ou comporter à leur partie supérieure des fenêtres qui se ferment de l'extérieur ou de l'intérieur.

Certaines compagnies remplacent les volets mobiles qui ferment ces fenêtres par des rideaux ; il en résulte une diminution dans le poids du véhicule.

Ce type de wagon, quand il comporte des panneaux pleins, convient bien pour les marchandises de douane ; muni de panneaux mobiles, il permet le transport des marchandises variées en vrac et celui des bestiaux.

Wagons spéciaux. — Il existe un assez grand nombre de wagons spécialement appropriés au transport de certaines marchandises, soit parce que ces marchandises se présentent en quantité plus notable dans certaines régions, soit parce qu'elles exigent des précautions particulières pour leur chargement.

Nous citerons, par exemple, les wagons à bestiaux. On peut transporter les bestiaux dans les wagons couverts ordinaires, pourvu qu'ils soient munis d'ouvertures pour l'aérage. Mais, dans les régions où le trafic des bêtes à corne a une grande importance, on emploie aussi des types spéciaux de wagons pour les transporter. Ils doivent être disposés de manière à permettre aux animaux de ne pas manquer d'air et de prendre leur nourriture en cours de route ; il est bon également que les madriers du plancher comportent dans leurs joints un certain nombre de fentes longitudinales pour l'évacuation des déjections.

On s'est servi pendant longtemps, pour le transport de la houille^ de ^vagons spéciaux dont le fond était muni de trappes, destinées à en per-

nieltre le ilécharjrement sur estacades. Ces véhicules ont peu à peu disparu de nos chemins de fer et les wagons à houille se confondent généralement aujourd'hui avec les tombereaux.

Les wagons destinés au transport du lait^ aux abords des grandes villes, sont des tombereaux à claire-voie permettant une aération énergique indispensable pour la conservation de ce liquide.

On trouve aussi des wagons spéciaux pour la bière^ produit très impressionnable, qui craint égah^ment Texcès de chaleur et de froid. Pour les transports à grande distance de ce liquide, on le cliarge en fûts dans des wagons couverts à double paroi et on entoure de glace la capacité intérieure qui contient des fûts de manière à entretenir une température assez basse, de 4 ào*" au-dessus de zéro.

Le transport des longues pièces de bois peut se faire, ainsi que nous l'avons dit, sur les plates-formes ordinaires, accouplées au moyen d'un attelage spécial, articulé et rigide, de manière à empêcher tout déplacement longitudinal du chargement. On peut aussi effectuer la liaison en intercalant, entre les deux plates-formes chargées, une troisième plate-forme vide qui sert simplement à relier les deux autres. On peut enfin se servir de wagons spéciaux à six ou à huit roues, pouvant porter vingt à vingt-deux tonnes de pièces de bois d'une vingtaine de mètres de longueur.

C'est au moyen de wagons analogues qu'on fait le transport des grande-^ tôles et des longs fers. La compagnie du Nord emploie dans ce but unlongue plate-forme de 13 mètres de longueur reposant sur deux trains, d ^Afr deux essieux chacun, reliés l'un à l'autre par une flèche d'accouplemenli^ ^^\l. L'écartement des essieux de chaque train est de 1,80 m. ce qui permet au .^^^^x wagons de passer facilement dans les courbes ; le poids mort à vide e r::^est de 1(> 900 kilogrammes; il peut recevoir un chargement de vingt-cinq tonncs^^- ^^\

Signalons encore, parmi les wagons spéciaux, les wagons à ballast, F^ les wagons de secours portant un outillage destiné à permettre la remise ^ gnp rails des véhicules déraillés, les grues roulantes et enfin les wagons î:a^ servant au transport des matières dangereuses ou infectes, dont la disposi.* ^-^^^ est étudiée en vue de répondre» à la destination toute spéciale (jui leaxr:^-. ^^^i allectéc».

Poids ntort et chargetncnt des wagons. — Sur Tensemble des rCV ^p^ux français, le poids brut moyen des wagons à marchandises varie de 5 à H. Vonnes pour les wagons ordinaires.

Quant à la capacité du chargement, elle tend sans cesse à i^^^^u\euUu', en raison des facilités plus grandes ([ue [)rocure à l'exploitation ^' X^:v.^.,vztî Av.^^

' (!oriii»a;j:nie du Nord. Kxposilion universolle de Paris, i88\V

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