‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 2)Chapitre 37 sur 102 · APPLICATION DU SPECULUM · texte numérisé non relu

APPLICATION DU SPECULUM

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pâmée en Syrie, qui vint s’établir à Rome sous l’empire de Dornïtien, aurait le premier fait connaître le spéculum uteri. Dans une traduction d ePaul d'Egine par Rondelet , cet auteur dit à l’article phymosis chez les femmes : U instrument appellé ôtorapa estant introduit fermé dedans la uulue, après soit tourné pour l’ouvrir , af in que les conjonctions du-dil instrument soient eslargies . et la canif é de la feme soit disleclue. Le spéculum dont parle Paul d’Egine (1), était composé de deux branches que l’on faisait agir au moyen d’une vis. Avicenne (2), mort vers l’an 1036 de notre ère, qui avait reçu le surnom de Prince des médecins, et qui passait chez les Arabes pour un second Galien, et Albucasis (3), mort en 1 122, ont décrit sous le nom de vertigo, deux espèces de spéculum uteri a. trois valves dont le rapprochement et l’écartement était effectué par ui^e manivelle à vis. Ces instruments se trouvent dessinés dans l’ouvrage àl André de la croix (4). Spachius (5), auteur d’un recueil où il passe en revue les auteurs qui ont traité des maladies des femmes, Franco (6), qui a le premier pratiqué la taille par le haut appa-

(1) Lib. III. cap. 66.

(2) Tract. 4. cap 3.

(3) Lib. 2. cap. 77.

(4) Oflicina chirurgica. pag. 39.

(5) Gynæciorum, sive de mulier. 1597.

(6) Traité des hernies , etc., et autres maladies , etc. 1561.

reil, Paré (1), Scultet (2), Garengeot ( 3) et plusieurs auteurs des trois derniers siècles, ont également fait connaître des spéculum brisés à deux ou à trois branches; mais ces instruments, pour la plupart incommodes, étaient tombés dans l’oubli, lorsque M. le professeur Rècamier en a fait revivre l’usage en démontrant leur utilité dans l’exploration des organes génitaux internes de la femme. Celui qui d’abord fut employé par cet excellent praticien, était extrêmement simple et ne consistait qu’en un tube d’étain dont l’extrémité utérine présentait une circonférence à bords arrondis qui permettait d’embrasser le col de la matrice sa ns crainte de le blesser; cet instrument, qui alors était trop long et se trouvait très évasé et taillé en biseau à son extrémité vulvaire, fut modifié par Dupuytren qui en réduisit la longueur à celle du vagin et y ajouta un manche au moyen duquel on le fixait et on l’introduisait plus facilement dans le vagin. Le professeur A .Dubois , dans le but de le faire servir au traitement et à l’exploration des fistules vaginales, a fait pratiquer une échancrure vers sa région supérieure.

Le spéculum a été, depuis cette époque, modifié par

(11 Les œuvres d’Ambroise Paré. Livre XXIV. Chap. 86. Paris 1585.

(2) Armamentarium chirurg. Tab. XXXX. Pag. 153. Vendis 1665.

(3) Nouveau traité des instruments de chirurg. Tom. I. PI. 25. Paris 1723.

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