DU CHOIX DES PESSAIRES
Selon la plupart des auteurs, l’emploi des pessaires ronds est indiqué lorsque le diamètre du vagin est peu considérable; dans le cas contraire, on a plus généralement recours aux pessaires ovales en gimblette ou en 8 de chiffre.
Les pessaires à tige ou à bilboquet sont employés surtout lorsque l’axe du détroit supérieur offre de grandes dimensions et lorsque les femmes sont très maigres, ou qu’elles présentent des parois vaginales, flasques sans résistance et ne pouvant tenir que bien difficilement tous les autres instruments sustentateurs de l’utérus.
Les pessaires à bondon sont réservés pour les cas où la tunique vaginale est encore procidente quoique la matrice soit réduite. Les pessaires élytroïdes qui remplacent souvent ces derniers sont applicables peut être mieux que tous les autres, dans les cas d’antéversion et de rétroversion de la matrice; mais il faut alors élever d’avantage celui des bords de leur extrémité qui doit maintenir redressées les déviations utérines dont nous aurons bientôt à nous occuper. Les pessaires cylindriques en caoutchouc du docteur Rognetta remplissent parfaitement les mômes indications et sont surtout excellents pour remédier à l’enlérocèle et à la cystocèle vaginales.
Si la femme était affectée d’un catarrhe utérin ou vaginal très abondant, on devrait différer l’emploi des pessaires jusqu’à ce que cet état pathologique fût dissipé ou considérablement amendé; car la présence de ces instruments dans le vagin, ne pourrait qu’augmenter le mal. On ne ferait en cela que suivre ce précepte donné par Boyer qui dit dans son traité de maladies chirurgicales , tome X, qu’on ne doit employer le pessaire qu’au tant que le col de la matrice n’est ni engorgé ni douloureux, et qu’on a la certitude que les symptômes que la malade éprouve, dépendent du déplacement de l'utérus et non de l’engorgement et de l’alongement de son col.
ACCIDENTS QUI PEUVENT RÉSULTER DE LA PRÉ- SENCE DES PESSAIRES DANS LE VAGIN.
Quels que soient les pessaires dont on ait fait l’application, ils déterminent toujours une irritation plus ou moins vive. La pression presque inévitable qu’ils exercent sur les organes contenus dans la cavité pelvienne s’oppose aux fonctions de ces organes , surtout à la défécation et à l’expulsion des urines. Souvent la gêne et les douleurs insupportables qui résultent de leur présence dans le vagin, se propagent vers les lombes et les aines, et donnent lieu à des engourdissements des membres abdominaux.
Les femmes qui font usage d’un pessaire , sans