‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 3)Chapitre 21 sur 86 · IMPUISSANCE ET STÉRILITÉ. I X 3 I · texte numérisé non relu

IMPUISSANCE ET STÉRILITÉ. I X 3 I

crate dît bien que les femmes fécondes sont petites, brunes, bien réglées ; qu’elles ont les mamelles bien développées et saillantes , la matrice sèche, ni contractée ni trop basse. Il ajoute qu’au contraire les femmes stériles sont pâles, mal réglées, grasses et charnues, trop ardentes ou trop froides en amour, et sont en général affectées de leucorrhée et de douleurs fréquentes à la tête.

Il dit aussi (Aphorisme Y, 62), que celles qui ont la matrice froide et dense, ainsi que celles qui l’ont humide, ne conçoivent pas : l’embryon périt chez elles ; celles qui ont l’utérus fort desséché ne sont pas non plus fécondées, parce que la semence se détruit faute de nourriture. Malgré toutes ces assertions du pere de la médecine et une foule d’autres du même genre, que d’exceptions ne trouve-t-on pas à ces règles générales, puisque l’on rencontre des femmes fécondes de tous les tempéraments, de même qu’on en voit de stériles qui jouissent de la santé la plus parfaite et de la conformation la plus régulière.

D’après l’incertitude qui existe sur les causes de la stérilité , on concevra facilement la fréquence de l’ineflicacité des moyens proposés pour la combattre. Les succès de ces moyens dans quelques cas ne peuvent pas même servir à en démontrer l’utilité, puisqu’on a souvent vu des femmes longtemps stériles cesser de l’être sans qu’il ait été possible de découvrir et d’apprécier les circonstances qui ont rétabli

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chez elles celte nouvelle aptitude à la fécondaiiun.

Quoiqu’à proprement, parler la stérilité ne soit pas une maladie, elle peut, avoir des conséquences morales si graves qu’il est important de faire connaître ici les principaux moyens qu’on a employés pour la faire cesser dans diverses circonstances.

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