DE LA TOUX. I
suffocations, et pour dégorger autant que possible les vaisseaux pulmonaires. Enfin on soumet la malade à un régime doux, on ne lui permet qu’une petite quantité d’aliments à chaque repas pour éviter de distendre l’estomac en lui défendant les substances de difficile digestion, et surtout celles qui produisent du gaz. On diminue autant que possible le volume du ventre, au moyen de lavements et de boissons laxatives, et l’on proscrit les vêtements qui pourraient comprimer la poitrine et l’abdomen, et s'opposer à leur développement pendant la respiration. 11 est bon de dire aussi que si la dyspnée dépendait d’une affection organique du poumon existant avant la conception, mais que la gestation a aggravée, on ne lui opposerait dans ce cas que le traitement de l’affection dont elle serait la conséquence, sauf à modifier le traitement en ayant égard à la complication de la maladie avec l’état de grossesse.