RE LA MÉTRITE CHRONIQUE OU DE L’INFLAMMATION
SUD-AIGu'Ê DU TISSU PROPRE DE LA MATRICE.
De toutes les maladies auxquelles les femmes sont exposées, il n’en est pas de plus commune et qui soit plus souvent méconnue que l’inflammation chronique de la matrice. Cette affection, en elle-même peu dangereuse, est cependant très fréquemment suivie des conséquences les plus funestes, parce que les personnes qui en sont atteintes, guidées par un sentiment de pudeur naturel , mais non raisonné , attendent , pour consulter un médecin , que leur inommodité et leurs souffrances soient tou t-à-fait insupportables, et quelquefois même que les progrès de leur mal l’aient mis au-dessus des ressources de l’art.
Cette affection, ainsi que l'inflammation aiguë de la matrice, peut occuper la totalité de cet organe ou être bornée à son col, de même qu’elle peut succéder à la métrite aiguë ou se manifester primitivement à l’état chronique. Ces observations sur le siège et l’étiologie des inflammations utérines avaient déjà été faites par les anciens ; car en parlant de la maladie qui nous occupe, Aètius (1 ) s’exprime ainsi : « Utérus interdum nullo priûs indicante signo repente indurantur , » et Paul d'Egine , qui copia une partie des ouvrages dJ AlexandreTralhen et qui fut en .<*ran-
(1) Contracta! ex veter. tetrab.lib. XYI, cap. 86.