DE L’OEDÈME DU COL DE LA MATRICE
Cette augmentation du volume du col utérin, qui a été signalée par M. Duparcque (1), est une affection extrêmement rare qui semble devoir attaquer
(1) Traité des altérations organiques delà matrice, p. 92
principalement les femmes d’un tempérament lymphatique, sujettes aux affections catarrhales et surtout aux leucorrhées anciennes et abondantes.
Les causes déterminantes de l’oedème du col de la matrice ne sont pas connues, cependant il paraitrait qu'elle peuvent être le résultat de la suppression brusque d’un catarrhe utérin abondant et séreux, surtout chez des personnes convalescentes et encore atteintes d'une atonie générale,* selon M. Duparque (loco citato ) cette affection peut aussi être la conséquence des violences qu’à subies le col utérin pendant l’accouchement ; mais dans ce cas , l’engorgement œdémateux, qui persiste ou augmente jusqu’à la fièvre de lait, diminue ou disparait ordinairement avant six semaines ou deux mois.
En pratiquant le toucher vaginal, le col de la matrice qui est ordinairement abaissée, est le siège d’une tumeur en forme de bourrelet circulaire présentant à son centre une dépression infundibuliforme qui aboutit à une ouverture étroite. Porté jusqu’au ni^ veau de l’insertion du vagin, ou introduit dans le rectum, le doigt distingue facilement que la tumeur est étranglée supérieurement, et se confond avec le corps de l’utérus dont le volume n’est pas augmenté. L’espèce d’engorgement que l’on trouve, est indolent presque insensible au toucher, et beaucoup plus léger et plus élastique que les autres’; d’ailleurs il sera toujours facile de le distinguer et d’établir un diagnos-
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tic certain au moyen du specuium, qui pei mettra d'apercevoir une tumeur transparente, blanchâtre, conservant l’impression du doigt, et formant un bourrelet qui semble être étranglé à son point d union
avec l’utérus.
Le traitement local de cette affection œdémateuse qui a été peu observée, parait devoir consister dans l’emploi de mouchetures pratiquées sur le pourtour du museau de tanche et de quelques injections astringentes.Le traitement général, doit varier selon les circonstances et les causes qui ont produit et qui entretiennent la maladie. Cependant dans la plupart des cas, on prescrira l’usage intérieur des diurétiques , des sudorifiques aromatiques conjointement avec des fumigations stimulantes et sèches, faites avec le benjoin ou les baies de genièvre Nous pensons qu’il serait également avantageux de recourir dans quelques circonstances à l’emploi des toniques et principalement des préparations martiales.
engorgements sanguins de la matrice ,