AVEC ET SANS HÉMORRHAGIE
Les engorgements congestifs qui ont été de même que le précédent, signalés par M. üuparcque présentent deux variétés dont nous allons établir les caractères d'après l'habile praticien que nous venons de citer.
La première espèce ou engorgement par congestion sanguine simple, outre son développement aux épo-
ques menstruelles et après l'accouchement, peut être produit par toutes les causes générales de"la métrite et les excitants spéciaux, susceptibles de provoquer et d entretenir un afflux sanguin trop considérable vers 1 organe gestateur; l’engorgement sanguin simple qui est variable dans son volume, peut être porté a un degré tel, que la matrice acquiert quelquefois en peu de temps, un volume égal à celui qu’elle présente au quatrième ou au cinquième mois de la grossesse. Cet état de congestion du parenchyme utérin qui augmente un peu la consistance naturelle des parties, et qui ne détermine d’autres douleurs que celles résultant des contractions de l’organe, ne doit pas être confondu avec l’engorgement , produit par I inflammation aiguë de la matrice. Cette dernière affection s en distingue par divers signes que nous lerons connaître bientôt , et surtout par une très glande sensibilité; par un développement moins considérable de 1 organe et par tous les phénomènes généiaux et locaux indiquant un travail inflammatoire.
D après le docteur Duparcque que nous citons textuellement; les symptômes de l’engorgement sanguin de 1 utérus , sont à peu près les mômes, mais à un degré moindre que ceux de la métrite; sentiment de gonflement, de tension ou de pesanteur dans le bassin ; douleurs lombaires, sacrées et inguinales, douleurs utérines par accès plus ou moins fréquem-