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ment tirer leur origine de quelques petites concrétions ou des fragments d'un fœtus, descendus par les trompes à la suite d’une grossesse extra-utérine. Ils peuvent aussi être le résultat de l'ossification ou de l’incrustation , d une môle durcie, des hydatides , d’un embryon ou d’un fœtus qui ont péri dans les premiers temps de leur formation ; enfin, des corps étrangers venus du dehors, ont dans quelques cas été lesl noyaux des calculs utérins. Brugnatelli , qui a fait connaître l’analyse chimique de plusieurs de ces calculs, dit que l’un d’eux, pesant environ deux onces, et dégageant une odeur particulière , présentait une masse informe à surface inégale et blanchâtre. Comme il était insoluble dans l’eau, on le brisa d’un coup de marteau, et l’on ne fut pas peu surpris de trouver dans son centre un morceau du tibia d’un jeune poulet; probablement que l’os entier y avait été introduit dans un accès d’érotomanie et avait servi d’instrument à de honteuses et dégoûtantes manœuvres (1).
(1) Nous lisons dans le n° 5 (6 janvier 1858) de la Lancette française , une observation très curieuse que nous rapportons telle qu’elle est consignée dans cet excellent journal d’après une feuille médicale anglaise.
Une femme de Newcloses , habituellement sujette à des rétentions urinaires , est attacjuée , le 10 juin, d’impossibilité complète d’évacuer les urines. On appelle un médecin , qui la soulage en la sondant. L’impuissance persiste cependant , et pendant deux mois la malade ne peut vider la vessie qu’à
Les symptômes qui annoncent la présence des calculs dans la matrice sont quelquefois nuis ou du moins très-obscurs; cependant, le plus ordinairement, les malades éprouvent des douleurs sourdes ou pongitives dans l’hypogastre , un sentiment de pesanteur dans les reins, les aines et les cuisses; il se joint à ces signes une démangeaison insupportable à la vulve
l’aide du cathétérisme qu’un chirurgien lui pratique régulièrement deux fois par jour.
Au bout de ce temps, ne pouvant plus subvenir aux frais d’un chirurgien, la femme se sonde elle-même à l’aide d’un tuyau de pipe. Les choses se passent bien pendant quelque temps , mais ensuite le tuyau se brise par malheur dans le canal de l’urètre ; la malade fait des efforts pour en extraire le fragment restant , mais elle le fait au contraire , tomber dans la vessie.
Cet accident est arrivé le 15 septembre. La femme se pourvoit alors d’une algalie métallique, et continue son cathétérisme; elle oublie pour ainsi dire le corps étranger intrà -vésical jusqu’au 27 avril. Alors elle commence à se plaindre de douleurs comme pour accoucher. M. Haigh Martin est appelé; il examine les parties , et trouve le tuyau dans la cavité de l’utérus; l’un des bouts sortait à travers le museau de tanche , et était fortement serré par ce viscère, au point que, pour l’en extraire, il a fallu employer des pinces et une force assez considérable. Cette extraction a offert beaucoup de difficulté, car le tuyau s’est brisé plusieurs fois sous l’action delà pince.
Trois ans plus tard, cette femme étant morte phthisique, ses organes génitaux-urinaires ont été disséqués, ils ont présenté les conditions suivantes.
Yessie plus épaisse que dans l’état naturel, ne contenant aucun corps étranger. Au côté gauche , non loin de l’uretère, cet organe présente une plaque ( a patch) de la largeur d’un sixpençe , beaucoup plus molle que le reste de la muqueuse
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et un écoulement muqueux , purulent ou sanguinolent par le vagin. Les douleurs augmentent ou se reproduisent par intervalles etdeviennent quelquefois si aiguës qu’elles déterminent l’expulsion spontanée de concrétions calculeuses. La présence de ces corps étrangers gêne dans quelques cas l’excrétion de l’urine et des matières fécales; lorsqu’ils sont situés près
vésicale , et se déchirant au moindre attouchement du doigt.
« J’ai conclu, dit l’auteur , que c’est par cet endroit que le corps étranger avait passé de la vessie dans le vagin, et de là dans l’utérus en franchissant le museau de tanche. Il me semble effectivement impossible que ce passage ait eu lieu directement de la vessie dans le corps de la matrice, car aucune cicatrice ni ouverture de communication n’a été rencontrée entre ces deux organes. »
Le fragment extrait de la pipe offre trois pouces de longueur,
et est fort encroûté de matière calcaire. »
( Ectsi London Lying-in institution).
Ce fait est fort curieux , surtout par la rareté des circonstances qui l’accompagnent. On connaît, il est vrai, des cas de corps inorganiques trouvés dans la cavité utérine, comme des calculs, par exemple, qui ont donné lieu à des symptômes étranges (Sabatier , Mém. de l’acad. de cliir. ) ; on connaît aussi des cas de pierres vésicales tombées' spontanément dans le vagin; mais aucune de ces observations ne peut être comparée à celle qui précède.
Nous ne pouvons nous empêcher de dire cependant qu’il est douteux que le passage du tuyau dans l’utérus ait eu lieu d’après l’itinéraire supposé par le chirurgien anglais. On serait plutôt tenté de croire que , trompée dans l’exécution du cathétérisme , la femme a introduit l’instrument dans l’utérus au lieu de l’introduire dans la vessie ; le point ramolli de la vessie était peut-être la cause des rétentions urinaires auxquelles la femme était préalablement sujette. »
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du col, principalement lorsque le museau de tanche se trouve entr’ouvert , on peut en constater l’existence parle toucher, soit immédiatement avec le doigt , soit avec une sonde ou un stylet mousse.
Les signes que nous venons d’indiquer sont loin d’être constants , car souvent les calculs utérins n’occasionnent aucun accident et ne sont reconnus qu’après la mort. Quoique en général on ne les trouve que chez les femmes d’un âge avancé, cependant leur existence a été également constatée chez des jeunes femmes, chez des fdles de vingt-neuf ans, de dix-sept , de quinze et même chez une petite fille de cinq ans qui avait succombé à une rétention d’urine. A l’autopsie, on reconnut que la vessie était saine mais que la matrice contenait un calcul de couleur blanche et du volume d’un gros œuf de pigeon (1) Ramcizini dit également avoir vu une pierre spongieuse extraite de l’ utérus d'une petite fille.
Le traitement des calculs utérins, varie selon les circonstances, leur forme, leur grosseur et la position qu’ils occupent dans l’organe gestateur. Lorsque leur présence n’altère pas la santé générale et quand leur existence n’a été constatée que par la sorlie de quelque fragment pierreux, on doit se borner à en favoriser l’expulsion complète, an moyen des bains et des injections émollientes et narcotiques. Si les accidents
(1) Épliémc rides des cur. de la nat. décade lre. année 4 et 5. obs. 65.