DES CONCRÉTIONS CALCULEUSES DE LA MATRICE
étaient graves et. si le col de la matrice était large et facilement dilatable, on tâcherait défaire l’extraction immédiate des calculs avec des tenettes étroites et alongées ; on pourrai t également se servir avec avan tage de la pince dite de Hunter et encore mieux de la pince à trois branches employée pour la lithotritie. Si l’orifice du col ne permettait pas de faire pénétrer les instruments, il faudrait d’abord l’agrandir par un ou plusieurs débridements , ainsi que le pratiquait Aetius, il y a plus de 1 300 ans, et achever ensuite l’opération qui alors serait devenue très facile. Dans le cas où lecalcul serait adhérent, on devrait tâcher de le détacher en l’ébranlant avec précaution ; enfin , s’il était comme moulé sur les parois de l’utérus , et si surtout il était recouvert d’aspérités, tous les efforts d’extraction seraient non seulement inutiles mais même produiraient des déchirements meurtriers. Dans ce cas, que tous les praticiens regardent comme étant au dessus des ressource de fart, nous pensons qu’on pourrait recourir à la lithotritie et réduire ainsi le calcul en poudre avec plus de facilité et moins de danger qu’on le faisait dans la vessie. Nous terminerons en disant qu’on ne devra jamais tenter les opérations que nous venons d’indiquer avant d’avoir acquis la certitude de l’existence des calculs dans la cavité utérine ; on lèvera tous les doutes à cet égard en introduisant une sonde qui par le choc et le frottement permettra d’apprécier la consistance et la dureté de la concrétion et sou-
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vent même d'en détacher des fragments. Ces parcelles calculeuses amenées au dehors seraient comme lorsqu'elles sont expulsées spontanément, des preuves certaines et irrécusables, pourvu qu’on soit sûr qu’elles ne sont pas sorties de la vessie par le méat urinaire, ou qu’elles ne se sont pas formées dans le vagin par une fistule vésicale.
Les concrétions pierreuses qui se forment dans le tissu même des parois de la matrice n’exigent aucun traitement et l’on doit se borner à combattre les accidents quelle déterminent en se conduisant de la même manière que pour les tumeurs fibreuses dont nous allons bientôt nous occuper.
Les petits calculs que l’on trouve dans les ovaires et dans les trompes, n’exigent également aucun traitement • d’ailleurs ils ne déterminent pas d’accidents et ne peuvent se reconnaître pendant la. vie par aucun signe appréciable. Ceux qui se forment dans le vagin ressemblent à des graviers rougeâtres et sont alors composés d’acide urique , ou bien ils sont d’un volume plus considérable, d’apparence crayeuse , de couleur blanche , et ont pour base le phosphate de chaux et ammoniaco-magnésien. — Les calculs vaginaux de cette dernière espèce peuvent quelquefois devenir très volumineux; Kœler (1) en a trouvé cinq pesant ensemble sept onces, dans le vagin dune femme atteinte d’un prolapsus de l’utérus. C'est sur-
(1) Dict. de méd. tom. 1Y, art. calcul.