SECTION PREMIERE
Les maladies vénériennes primitives sont le résultat d'une exaltation plus ou moins circonscrite de l'activité vitale dans les parties qui en deviennent le siège. Un contact immédiat est la condition, sinon absolument indispensable, du moins la plus ordinaire, de leur manifestation. On ne les qbserve par conséquent que dans les régions du corps dont la situation permet d'y appliquer soit une surface atteinte d'inflammation ou d'ulcération contractée à la suite de l'union des sexes, soit une certaine quantité du fluide que cette surface exhale. C'est pourquoi elles ne s'établissent que dans le tissu muqueux et le tissu cutané, à moins qu'un accident n'ait produit une solution de continuité dans l'un ou l'autre de ces tissus, le dernier surtout, et mis les parties sous-jacentes à découvert.
On peut, pour en faciliter la description, les partager en trois grandes séries, suivant que la réaction organique d'où elles dépendent toutes se manifeste d'une manière spéciale, par une inflammation seulement, ou par des ulcérations, ou par des excroissances et des végétations. Si cette division paraît peu régulière en l'envisageant sous le point de vue de la théorie, elle a du moins l'avantage d'être commode pour la pratique, but devant lequel tous les autres doivent disparaître aux yeux du médecin.
THAITÉ