DU TRAITEMENT DE LA BALANITE
La phlegmasic du gland est une afleeliou très-légère , qui cède en peu de temps aux lotions avec l'eau pure ou une décoclion émolliente , aux bains locaux dans le lait ou l'eau de guimauve tiède , et aux injections de ces liquides entre le prépuce et le gland, lorsqu'il y a phimosis.
Quelques auteurs conseillent les applications mercurielles , et veulent même qu'on introduise de l'onguent napolitain sous le prépuce , quand on ne peut ramener ce dernier h la base du gland. Ce moyen , parfaitement inutile , serait même susceptible de nuire , en ajoutant un degré de plus h. l'irritation dont les parties sont déjti le siège.
Il est rare que la tuméfaction du gland soit portée au point de réclamer l'emploi des cai;aplasmes , et bien plus rare encore que l'application de quelques sangsues se trouve indiquée.
Quand l'irritation est en grande partie apaisée , des lotions avec l'eau froide , l'eau de chaux et l'eau de Goulard, achèvent bientôt de la dissiper entièrement.
Si cependant la phlegmasie passait au mode chronique , ce qui n'a guère lieu que chez les sujets atteints d'un phimosis naturel ou accidentel , mais rebelle , dans ce dernier cas , au traitement mis en usage , il faudrait sans hésiter fendre le prépuce pour pouvoir juger de l'état des parlif^s tl y appliquer convenablement les moyens cura- Ufs. L'opération ne tarde pas à être suivie de la guérison.
088 Tn.-viTi-