‹ Traité complet des maladies vénériennesChapitre 41 sur 121 · EXPLICATION DE LA PLANCHE XVL · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA PLANCHE XVL

Fi^. 1. Organes génitaux dessinés le 25 septembre, veille du jour de l’opération : la verge est disposée de manière à ce que l’on puisse voir une partie de l’ulcération qui détruit la couronne du gland; elle se montre recouverte d’une fausse membrane, pultacée, adhérente, jaune verdâtre, à la surface de laquelle se trouvent çàet là, des détritus de tissus gangrenés. Les bords de l’ulcère, nettement tranchés, sont le siège d’une très vive inflammation. En arrière du gland, le limbe du prépuce forme un étranglementconsidérable, qui s’oppose à l’écoulement du pus renfermé entre la peau de la verge et les corps caverneux. Il y a dans ce point un véritable abcès, et la fluctuation est particulièrement sensible à la face dorsale de la verge. Les tégumens de l’organe, jusqu’au voisinage de sa racine, sont très distendus; leur surface est lisse et présente une coloration rouge livide.

Fig. 2. Les mêmes partie après le débridement : dessin fait le 8 septembre.

Ici l’on voit de face l’ulcération qui a détruit la couronnedugland,etqui s’est étendue sur les corps caverneux par suite de l’inflltralion du pus virulent dans le tissu cellulaire qui double la peau de la verge. Sur le prépuce, considérablement tuméfié, se montre l’ulcération qui, avant la division des parties, se trouvait en contact avec le siège de l’ulcére primitif au début.

Fig. 3. Spécimen de l’éruption qui s’est développée sur le bras droit. Une vésicule se montre entourée d’un cercle inflammatoire. Au dessous d’elle, une pustule rompue, depuis quatre jours, a été remplacée par une croûte centrale, à la circonférence de laquelle l’épiderme . soulevé forme un liseré blanchâtre, qui se continuea vec un cercle inflammatoire, d’une coloration plus intense que celui de la vésicule. A droite se trouve une croûte.

Fig. 4. Éruption du bras gauche. Les croûtes que l’on voit aux extrémités opposées de la figure, offrent, au volume près , les caractères que nous avons décrits pour celle du bras droit. Au bas, se trouve une petite pustule, et vers la partie supérieure, une plaque de terminaison, déprimée et brunâtre, que l’on a dessinée lorsque le malade sortit de l’hôpital pour la seconde fois.

Fig. 5. Cette figure renferme une vésicule, une pustule et une croûte épaisse stratifiée, qui s’est accrue par sa base en raison du progrès de la surface ulcérée qu’elle recouvre,

A. — .B. En dehors des figures 1 et 5. Les lettres A et B indiquent deux croûtes épaisses qui s’étaient développées

sur les joues de Dura. Ces dessins ont été faits le

11 février 1842.

Paris,—Imprimerie de L.VCOUR et MAISÏR.-VSSE,

! S.-Hyiiciiilhc-S.-Miiliel, 33.

PLANCHE XVII

PAPUl<i:s MUQUEUSES.

OBSERVATION

Par., âgé de 26 ans, scieur de long, entré le 20 novembre 1839, salle 8, n» 14.

Ce jeune homme est fort et bien constitué; il a les cheveux châtains, la peau blanche et fine. Avant la maladie dont il est actuellement alTecté, jamais il ne s était aperçu de la présence d’aucun accident vénérien.

Les derniers rapports sexuels que Par... s’est permis, datent du 28 août dernier, et le 2 septembre il a vu une petite ulcération dans la rainure du gland près du frein; mais comme elle n'occasionait que très peu de douleur il ne voulut se soumettre h aucun traitement.

Vers le milieu du mois d’octobre, à la suite de quelques excès de boisson, des douleurs assez vives le forcèrent à se soigner ; il fit usage alors d’une pommade mercurielle et 15 jours suffirent pour guérir les parties ulcérées. Peu de temps après, il éprouva des démangeaisons à l’anus dont les replis lui paraissaient tuméfiés ; il crut qu’il s’agissait d’hémorrhoïdes et se contenta d’appliquer de temps en temps des compressestrempéesdansunedécoctiondegrainesde lin.

Des fatigues considérables et de nombreux écarts de régime amenèrent une grande irritation dans les parties malades ; bientôt il se produisit une abondante secrétion purulente, etPar... ne pouvant continuer son travail fut admis à l’hôpital le 20 novembre 1839, salle 8, n" 14.

Aujourd’hui la cicatrice de l’ulcération de la rainure du gland se montre encore très apparente et les tissus conservent dans ce point l’induration caractéristique qui persiste souvent à la base des chancres indurés.

A. la région cervicale postérieure, on trouve quelques ganglions engorgés et des croûtes dans

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