‹ Traité complet des maladies vénériennesChapitre 42 sur 121 · PI. XVII · texte numérisé non relu

PI. XVII

les cheveux qui sont très secs et ternes : il suffit de la moindre traction pour les briser ou pour les arracher. La face est pâle et la coloration de la peau en général se montre matte, terreuse, et d’un jaune paille. Les fonctions organiques s’exécutent assez régulièrement ; cependant le malade dit que depuis trois mois il a remarqué un amaigrissement notable.

L’anus et son pourtour dans une assez grande étendue ainsi que le scrotum présentent une éruption des plus caractéristiques de la syphilis secondaire.

Les papules qui constituent cette éruption, d’abord isolées, peu saillantes au dessus du derme dentelles n’occupent que les follicules, étaient presque partout réunies en groupes assez généralement arrondis, de plus en plus grands, à sommets aplatis, et formaient enfin des plaques plus ou moins larges. Ces plaques à surface inégale, granulée, chagrinée, presque végétantes dans quelques points et séparées les unes des autres par des fissures, surtout dans la direction des rayons de Tanus, offraient ça et là des érosions ou de véritables ulcérations dans les parties qui étaient plus comprimées, plus voisines de l’orifice du rectum, et qui y pénétraient sous la forme de rhagades. La surface de ces papules inégalement nuancée, d’un rouge brun, vineux, blanchâtre ou grisâtre dans quelques points, était le siège d’une sécrétion mucoso-purulente et parfois sanieuse, sanguinolente même après les garderobes ou la marche. Cette sécrétion, d’une odeur fétide, n’était en grande partie fournie que par les surfaces les plus voisines de l’anus. A la périphérie, l’éruption était généralement sèche

et présentait quelques groupes isolés, lisses, re- Après chaque lotion, on fait une application de

couverts d’un épiderme épais, et, dans plusieurs points, de petites squaniines; enfin, partout il était facile de voir que l’éruption h’avait pas été précédée d’ulcération de la peau, comme cela a lieu pour les chancres qui ont subi la transformation in situ, et dans lesquels on retrouve la trace des bords de l’ulcère quelle que soit la saillie .et l’aspect du fond.

Du reste, le malade souffrait peu, il éprouvait seulement des cuissons assez vives pendant la défécation, et cela en raison de la dureté des matières expulsées et de la distension produite par leur volume au moment ou elles franchissent l’anus.

Le 2 décembre on dessine l’éruption.

On donne une pilule de protoiodure de mercure par jour avec le sirop et la tisane sudorifique.

Demi portion d’aliments.

Les parties malades sont lavées, matin et soir, avec le liquide suivant ;

Prenez: Eau distillée, 150 grammes.

Liqueur de Labarraque, 50 grammes.

ftl.

poudre de calomel.

Le 10, la sécrétion mucoso-purulente qui se faisait à la surface de l’éruption a presque complètement disparu et la saillie est bien moins considérable.

Même traitement et même régime.

Le 22, il n’y a plus de croûtes dans les cheveux ni d’éruption aux bourses où on a pu bien suivre la résolution qui s’effectuait de la circonférence au centre, tandis que la surface devenait lisse et de moins en moins bombée. La majeure partie de celle de l’anus a disparu.

Même traitement.

On donne les trois quarts de la portion alimentaire.

Le 30, les dernières traces de l’éruption se sont effacées, et dans le siège quelle occupait les tissus entrepris leur aspect et leur souplesse normales sans qu’il soit resté de traces de cicatrice.

L’aspect général du malade est remarquablement amélioré.

Même traitement, même régime.

Le 7 janvier. Par.... sort guéri.

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