‹ Traité complet des maladies vénériennesChapitre 45 sur 121 · EXPLICATION DE LA PLANCHE XVIII · texte numérisé non relu

EXPLICATION DE LA PLANCHE XVIII

Ui'j. 1. Sur le revers du prépuce, on voit un chancre induré à la période de réparation. L’induration spécifique est plus étendue que l’ulcération qu’elle supporte; elle est restée demi-circulaire au lieu d’être arrondie; car la densité plus grande du tissu cellulaire du gland, a limité ses progrès du côté de la rainure. La surface semi-muqueuse du prépuce qui la recouvre est moins vasculaire en ce point, elle semble distendue par un tissu fibro-cartilagineux.

La région liypo-gastrique présente un échantillon de l’éruption générale dont le malade était affecté. On voit çà et là des macules de début, irrégulières, plus ou moins prononcées et d’un rouge sombre.

Une éruption de papules miliaires, réunies en groupes, se dessine sur des taches plus étendues.

Fig. 2. On voit sur un des côtés de la verge la cicatrice arrondie d’un chancre induré, à la période de résolution. L’ulcère qui a précédé, était arrondi aussi, car il avait pour siège des tissus homogènes dans leur densité. I^a peau qui recouvre l’induration toujours plus étendue que la cicatrice, est le siège d’une éruption papuleuse. Sur le reste du corps, l’éruption confluente est à la fois papuleuse, papulo-squammeuse et papulo-pustuleuse lenticulée.

La teinte ictérique a altéré la coloration spéciale de l’éruption.

Sur les bourses, on voit des groupes de papules eiulcérées (pustules plates, humides).

Paris. —Imprimerie de Lacour et eomp,, rue Sl-Hyacinlhe-St-Michel, 33.

Pemliaprès nature etluh par Fflion.

liili Escher .S.rueBéltasi

PLANCHE XIX

SYPHILIDE TUBERCULO-CRUSTACÉB IMPÉTIGINEUSE, RÉCIDIVE D’ACCIDENTS SECONDAIRES, FORIVIE TARDIVE.

OBSERVATION

Le nommé ***, cordonnier, âgé de 32 ans, né de parents sains; d’une forte constitution, vacciné et marié, avait toujours joui d’une bonne santé, lorsqu’il y a deux ans, il contracta, pour la première fois, avec une autre femme que la sienne, une blennorrhagie urétrale , qui fut suivie d'une épididymite aiguë.

Les antiphlogistiques et les balsamiques (copahu etcubèbe)amenèrent, au bout de trois mois, la guérison de ces accidents, sans qu’il se manifestât aucune complication.

Six mois après la guérison, et cette fois, sans avoir eu d’autres rapports que ceux qu’il avait avec sa femme, il s’aperçut d’une ulcération à la base du gland.

La partie malade était dure, indolente, et ne fournissait que très peu de pus. Dans les aînés existaient plusieurs engorgements qui n'occasionnaient aucune douleur, et qui, plus lard, disparurent sans suppurer.

Pour ces accidents, le malade suivit un traitement pendant trois semaines. Il prit des pilules mercurielles, dont il ne connaissait pas la formule.

Six semaines après le début de l’ulcération de la verge, survinrent des douleurs de tète, surtout pendant la nuit; puis apparut un gonflement des ganglions cervicaux postérieurs, accompagné de gêne dans les mouvements du cou. —Après une grande fatigue, le malade vit tout à coup se développer une éruption croùteuse du cuir chevelu. Une alopécie partielle et disséminée, quelques douleurs nocturnes des membres, qu'il prenait pour des rhumatismes, se manifestèrent ensuite.

Ces accidents furent traités par les boissons

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