EXPLICATION DES PLANCHES XL-XLI
Pl. 40. Les organes sont représentés de face, et la verge est Fig. 1. ramenée sur le pubis, de manière à laisser voir la fistule urétrale dans toute son étendue.
A l’extrémité de la verge, on remarque la saillie du gland qui se dessine au-dessous du prépuce qui l’étreint par suite d’un phimosis. Plus bas, se trouve l’ouverture postérieure de la portion pénienne de l’urètre, dont les bords paraissent boursoufflés et offrent an renversement notable de la muqueuse urétrale. Autour de cette ouverture, se montre le bord saillant de la cicatrice du tissu cutané.
Au-dessous, une portion de la parroi supérieure du canal urinaire, surlaquelle on remarque des espèces de plicatures transversales dans une étendue de cinq millimètres à peu près, sépare l’orifice que nous venons d’indiquer, d’une bride ou virole circulaire formée autour delà verge par la cieatrice qui a suivi la division accidentelle des parties.
Presque immédiatement après cette cicatrice saillante qui établit une espèce de barrière entre lesorifices anormaux de l’urètre, l’ouverture antérieure de la portion vésicale du canal se présente pour l’aspect, et pour les dispositions de la muqueuse dans le même état que celui que nous avons signalé à l’occasion de l’orifice postérieur de la partie pénienne de l’urètre, sur les deux côtés de la verge, on voit la dépression qu’occasionne la cicatrice circulaire qui étreint l’organe dans la partie médiane de cette espèce d’hypospadias accidentel.
Pl. 41. Dessin pris immédiatement après avoir opéré la fistule. L'opération du phimosis par la division supérieure, a permis de ramener le prépuce en arrière du gland qui demeure de'couvert. On voit au méat urinaire l’extrémité de la petite bougie qui parcourt toute l’étendue du canal, jusqu’à la rencontre de la sonde périnéale, et à l’aide de laquelle les parrois urétrales se trouvent soutenues dans les points correspondans à la réunion des bords de la fistule.
L’ouverture anormale a disparu sous la peau de la verge, dont les bords avivés sont rapprochés transversalement, et maintenus par quatre points de suture entortillée. En haut et en bas, deux bouts de sonde soutiennent les extrémités des épingles et protègent les tissus sous-jacents.
En avant de l’anus, on remarque sur le périnée, dans la direction du raphé, l’ouverture artificielle pratiquée pour détourner le cours des urines, et dans laquelle est engagée une sonde qui pénètre jusque dans la vessie.
Pl. 40. Mêmes dispositions que dans la figure précédente ;
Fig- 2. organes génitaux vus après entière guérison de la fistule. Le gland reste découvert par suite de la division du prépuce, et vers la partie moyenne de la verge on remarque la cicatrice linéaire qui indique les points correspondans à la réparation de l’urètre, et à la bride circulaire dont on a détruit les adhérences.
Irap. de Le-mercier.'B enarà et C*
PLANCHE XLII
SYPHILIDE ANNULAIRE HERPETIFORME A LA PÉRIODE DE DESSICATION (accident secondaire), offrant UNE NUANCE INTERMÉDIAIRE AU PSORIASIS SYPHILITIQUE ANNULAIRE, VARIÉTÉ DE LA LÈPRE SYPHILITIQUE.
OBSERVATION
(Fig. 1.)
âgé de 28 ans, ferblantier, d’un tempérament lymphatique très-prononcé, est entré le 5 janvier i 847 à l’hôpital du Midi.
Dans les premiers jours d’août, après des rapports avec une fille publique, il découvrit deux ulcérations qui siégeaient l’une sur le dos de la verge, l’autre à l’angle péno-scrotal. Ces ulcérations furent cautérisées le vingtième jour après leur apparition.
L’ulcération qui avait l’angle péno-scrotal pour siège, présentait déjà une induration à sa base; cette induration augmenta malgré la cautérisation, et les ganglions des aines s’engorgèrent, sans être douloureux; le malade fut soumis à un traitement par les pilules deDupuytren : il en prit 130, dose considérée par M. Vidal comme plus que suffisante pour empêcher toute manifestation secondaire.
Les ulcérations primitives furent cicatrisées au bout d’un mois et demi. Deux mois s’étaient à peine écoulés depuis son traitement, quand P**^ fut pris, vers ta fin de novembre, de douleurs céphaliques susorbitaires et nocturnes ; il éprouva de la gêne dans les mouvements du cou, et un engorgement des ganglions cervicaux postérieurs se manifesta. Bientôt survint une éruption de petites croûtes nombreuses sur la peau de la tête.
Presque en même temps, c’est-à-dire vers le 20 ou 25 décembre, l’anus, les régions génito-crurales et la face devinrent aussi le siège d’éruptions. Quelques taches existaient sur la peau du torse et des membres. Dès que les croûtes parurent sur le cuir chevelu, les maux de tête diminuèrent et cessèrent bientôt. Aucun mouvement fébrile n’avait précédé ces différentes éruptions, et depuis elles étaient restées apyrétiques. Il existait quelques démangeaisons à la tête et dans les régions anales et génito-crurales.
Lorsque le malade fut soumis à mon observation,