PUCERONS
lesquelles aurait vécu le molusque pourpre ; mais qu’on lui avait montré sur le bord de la mer de petits animaux (i) qui ressemblaient à des limaçons , et produisaient un suc rouge - pourpre. Il fallait une attention particulière pour prendre ces vers : si on les prenait sur la main ils se coloraient en rouge-pourpre , et quand on les mettait dans 1 eau ils cédaient à ce liquide une assez grande quantité de suc rouge. Ils se trouvent aussi à Bareulh , mais ils paraissent seulement au printemps. Les Arabes du pays ne savent pas en faire usage. Il conclut de là que le pourpre des anciens n’était pas un testacé, mais le molusque en question; cette opinion est manifestement contredite par Pline.
PUCERONS. Le puceron commun contient un suc vert qui , par les sous-carbonates alcalins , devient jaune. Bjer-
kander a trouvé sur la goldruthe un puceron qui étant écrasé
donne un suc brun.
SANG. Le sang est depuis long-temps , surtout dans le Levant, employé comme mordant; cependant on a été long-temps sans savoir comment il agissait. Brown a démontré le premier que la matière colorante du sang pouvait être solidement fixée sur les étoffes.
Préparation du rouge de sang. On a employé plusieurs procédés pour extraire la matière colorante du sang. Les suivans sont ceux qui doivent être préférés.
i° On fait coaguler le sang, on le dégage par la pression du cérum, on laisse sécher les caillots, et on les broie avec de
(t) Ce ver avait 5 pouces de long, au devant oj 4 de pouce , et a ers îe bas i pouce i/a, se terminait par une pointe analogue cà une queue; sa cou leur était jaune paille, brunâtre, avec des tacbes brunes, la plupart allongées, avec 2 tentacules garnis de points noirs. Sur la pat lie inférieure était une petite vessie contenant la couleur rouge.