CHAPITRE IV
arbre 9 et dout le diamètre était sensiblement le même. Cette expérience, que la théorie indiquait, réussit parfaitement, et nous observâmes, en peu de temps, une différence entre la température dé l'arbre vivant et celle de l'arbre mort; différence qui présente des variations en raison des effets de l'évaporation. ♦
N'ayant pu suivre les expériences, comme, je l'aurais^ désiré, je ne m'en occupai plus, et je communiquai ce que j'avais fait à mon confrère M. ÎDutrochet.
f554. M, Dutrocliet, dans les recherches auxquelles il s'est livré, a commencé d'abord par éliminer l'évaporation de la sève qui produit un refroidissement. En général, cette précaution est indispensable; mais dans l'expérience que j'avais faite, elle était inutile, attendu que la branche d'acacia ayant été détachée nouvellement du végétal , devait avoir sensiblement dans son intérieur la même quantité de sève; de sorte que dans les premiers instants de l'expérience les effets accusés par le galva« nomètre ne devaient pas être compliqués des effets du refroidissement produit par l'évaporation.
Voici comment M. Dutrocliet opère : il prend un grand bocal, fermé avec un bouchon de liège, dans le* quel se trouve un peu d'eau. Les deux soudures du circuit thermo-électrique sont placées dans l'intérieur de ce bocal : l'une des soudures se trouve dans une partie végétale tuée, au moyen de l'immersion dans l'eau chaude, puis refroidie; l'autre soudure est introduite dans une partie végétale exactement semblable, mais vivante. IjCS aiguilles sont enduites de gomme laque pour les préserver de l'oxidation et de l'action des acides ; précaution que j'avais bien recommandée. Au moyen de cette disposition , la partie morte prend la température de 'l'atmosphère ambiante, taïidis que cellÔ qui est vivante doit prendre cette même température, dégagée du froid produit par l'évaporation.
i555. Suivant M. Dutrocliet, cette chaleur est de Jde degré dans son maximum ; mais elle n'est le plus souvent que de -J- de degré, ou même de -r^ qu ^ de degçé.
46 ]>Ê L\ GrtALttTft 0M FLEURS.
JjcÈ expériences otit été faites sur les jeunes tiges âeft Tegétaat , lorsque leilÉ* Ifioeliè est encore teMe^ dans \ek fleurs en bouton , dans les feuilles lorsque leur ^paissent est suffisante? pouf- que Ton puisse y placer raiguîllc, tcMés que les feuilles de la joubarbe. Il a obsenrë, en outre, que cefte chaleur disparaît pe&dant la nuit on pendattt I obscurité artificielle^ et qu'elle reparaît sOtfs Tinfluence suffisamment continuée de la lumière; la chaleUr propre des boutons et des (leUrs peMistê pendant la tiuit lia annoncé, enfin, que plus la tempei*ature extérietife est ëletëe , plus là chaleur propre dés tégëtaui: augmente; il recommande de hitii leë ôbseHationS au-dessus dé + *f 5^, et mieux encore au-éessus de 3ô; et que c'est à l'heure du jour oîi if y a le plus dé chalèUr et le pldé de lumière, que la chaleiii* ptopf-ë des végétaux a le plus d'éiëvation.
Je dois ajoute^ étlcoré qUë M. Dutrôchet à eM^hié l'existence de la chaleur végétale danè lé^ raèinés^ dtes les fruits, et m^me dans les emhrybds séminaux; léâ gtt» cotylédons, quand ils sont verts ^ se prêtent fadiènléfit h cette observation; dans leé champignons; dans les fleurs en bouton^ celles-ci n'offrent de chaleUr que lorsque la soudure est pldt-éé dans l'ovairè. Telles sont lès principales observations qui ont été faites jusqu'ici èui* la températui-e des plànttfs.
§ III. De la chaleur des flews.
1 656. MM. Van-Beck et Bergsmâ ont observé é^àlé^ ment l'élévation de température des fleurs de colocasiti odora au moyen des effets électro-chirfiîques. Ges dëUt physiciens ont fait usage dés aiguilles doht je m'étais scl:vi pour détermirler la lêmpéràtiihe du s^ng veineux et cséllè du «ang artériel. Chacune de ces aiguillés, composée d'un fil de platine et d'un autr^ d'acier soudés ensethble par un de leurs bouts , est terminée en poirtffe fihc; les den* parties ne se foUciieilt ntilh? part ailleurs^ et soht séparées Tunc de l'autre par ùh moTcéàB d'îvtottè ôff ufté miétobfàâê hort ébttduGtrice. Lés deiï* WM lîKfes de c^ttè âigttîîfé ayAiït