CHAPITRE IV
été mis en communication avec le multiplicateur, cette aiguille fut fixée, par son appendice d'ivoire, dans une position horizontale^ à côté de la plante ; au moyen d'un appareil particulier, on pouvait introduire la pointe soudée de l'aiguille dans telle partie du spadiccque l'on voulait^ et l'y li|ift9er en place plus ou ttioins de temps; un thermomètre indiquait la température du milieu ambiant; des écrans convenablement placés garantissaient les appareils de l'action directe du soleil. Voici le résultat des expériences faites par MM. Van-Becket Bergsma avec cet appareil :
1** Le dégagement de chaleur dans les fleurs de colocasia odora a lieu sur toute la surface visible du spadice, quoique avec une intensité difTérehtc dans ces diverses parties ;
2® Après l'épanouissement de la spathe, un dégagement considérable de chaleur a lieu dans les fleurs mâles , qui acquièrent une très-haute température, beaucoup plus élevée que celle que l'on observe à cette époque dans \éi àutreâ parties dU spadice. •
Vers l'époque de l'émissiotidii pollen, une augmentation considérable de chaleur se manifeste subitement dans les fleurs mâles avortées qui forment le cône charnu ou glanduleux du spadice, tandis que la température des fleurs mâles diminue constamment et approche de plus en plus de celle de l'atmosphère. Le dégagement de chaleur de cette partie constituant une seule période de plusieurs jours, celui dés fleurs mâles avortées, âû contraire, offre plusieurs périodes distinctes et particulières juètju'au dépérissement de cette partie.
loC dégagement de chaleur dans chacune de ces di- . velues périodes est uniforme et le même sur la surface dés fleurs mâles comme sur celle des fleurs mâles avoi*téoâ, tonfràirèmetit à l'opinion émise par quelques savants, c[t!Î affirment que la chaleur va en augmentant Vers lé sôrtiitîét du spadice.
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