‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 62 sur 145 · F.XAM. DE PLUS. QIIKST. REL. AUX COUPS DE TONNERRE · texte numérisé non relu

F.XAM. DE PLUS. QIIKST. REL. AUX COUPS DE TONNERRE

Nord de Dei^on; orages notablement moins fréquents qu'au sud (beaucoup de mines de fer, de cuivre et detain , exploitées).

M. Delwyn ajoute, d après ses observations, que les pays calcaires sont ceux oîi les orages ont le plus de force et de fréquence. Ce n'est encore là qu'une opinion qui a besoin d'être appuyée par de nouveaux faits pour être considérée comme une vérité.

Il existe des lieux autres que Cornouailles où la liaison entre la nature géologique des terrains et le nombre ou la force des orages a été soupçonnée; je citerai à ce sujet le passage suivant, extrait de la statistique mineralogique et géologique du département de la Mayenne , par M. Blavier, ingénieur des mines :

« Dans le départemiuit de la Mayenne il existe des « masses de diorltes grenues ou compactes (grûnstein), « qui renferment une proportion notable de fer, et qui «r agissent sur l'aiguille aimantée. Il nous a été assuré a que certaines communes, celle de Niort, par exemple, « voyaient toujours les orages les plus menaçants se dissic< per à leur approche, ou les tourner dans certaines di- « rections. Nous pensons que c'est dans l'action conduc- « trice de plusieurs masses considérables de diorite qui a se montrent dans cette contrée, qu'il convient de cherce cher l'explication de ce fait. »

1619. Passons à un autre ordre de phénomènes : tonnet-il tout autant en pleine mer qu'au milieu des continents?

D'après un travail que M. Arago a fait à ce sujet, et dont je ne puis donner ici qu'un extrait, il paraît qu'il tonne moins en pleine mer qu'au centre des continents. Il conjecture même qu'au delà d'une certaine distance de^toute terre, il ne tonne jamais. On trouve une preuve de la diminution des orages en mer, dans la relation du voyage du capitaine Bougalnville.

« La frégate la Thétis y commandée par cet officier, « quitte la rade de Tourane ( Cochinchine) vers le milieu te de février i8a5, et fait voile pour Sourabaya, situé à « lextrémité sud-est de Java. Pendant celte traversée, à

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