‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 309 sur 364 · CHAPITRE y · texte numérisé non relu

CHAPITRE y

fondeur dans une mine. Le manque d'uniformité dans là composition chimique du terrain rend là solution de ce problème très-difficile. Si l'on observe en ballon, les mesures ne sont pas suffisamment exactes. Quand le physicien prend sa station sur une montagne, il est exposé à des attractions locales ; des masses ferrugineuses peuvent alors altérer notablement la position de l'aiguille sans que rien en avertisse. La même incertitude affecte les observations faites dans les galeries de mines. Ce n'est pas qu'il soit absolument impossible de déterminer en chaque lieu la part des circonstances accidentelles; mais il faut pour cela avoir des instruments très- ! parfaits; il faut pouvoir s'éloigner de la station qu'on a » dioisie, dans toutes les directions, et jusqu'à d'&ssë^ grandes distances; il faut enfin multiplier les obserya- ; dons beaucoup plus qu'un voyageur n'a ordinairetnetit t les moyens de le faire. Quoi qu'il en puisse être, le^ c' observations de cette espèce sont dignes d'inférêt. Leur 0 ensemble conduira peut-être un jour à quelque résultat général.

i § IL Lettre de M. île Humboldt à S. À. R. monseigneur

(i le duc de Sussex , président de la Société royale de

, Londres f sur les moyens propres it^ perfectionner

j la connaissance du magnétisme terrestre par Féta^

i; bassement de stations magnétiques et dobser^atiofis correspondantes.

^ Votre Altesse royale, noblement intéressée ftux pl*ri-

L' grès des connaissances humaines, daignera agréer, je

^ m'en flatte, la prière que je lui adresse avec urte hB§-

j pectueuse confiance. J'ose fixer son attention sur des

travaux propres à approfondir, par des moyens prêtais

et d'un emploi presque continu, les variations dU rfùH^

gnétisme terrestre. C'est en sollicitant la coopération

d'un grand nombre d'observateurs zélés et munis d'ih^

truments de construction semblable, que nous ilVbtIs

réussi, depuis huit ans, M. Arago, M. Kupffer et ^l^i,

436 LETTaS DE M. DE HUMBOLDT.

à étendre ces travaux sur une partie très-considérable de rbémisphère boréal. Des stations magnétiques perraa- Dentes étant établies aujourd'hui depuis Paris jusqu'en Chine, en suivant vers l'est les parallèles de l^o"* à 60^^ je me crois en droit, monseigneur, de solliciter par votre organe le concours puissant de la Société royale de Londres, pour favoriser cette entreprise et pour l'agrandir en fondant de nouvelles stations, tant dans le voisinage de l'équateur magnétique que dans la partie tempérée de l'hémisphère austral.

Un objet aussi important pour la physique du globe et pour le perfectionnement de l'art nautique est doublement digne de l'intérêt d'une société qui , dès son origine, avec un succès toujours croissant , a fécondé le vaste champ des sciences exactes. Ce serait avoir peu suivi l'histoire du développement progressif de nos connaissances sur le magnétisme terrestre^ que de ne pas se rappeler le grand nombre d'observations précieuses qui ont été faites à différentes époques et qui se font encore dans les Iles Britanniques et dans quelques parties de la zone équinoxiale soumises au même empire. Il ne s'agit ici que du désir de rendre ces observations plus utiles, c'est-à-dire, plus propres à manifester de grandes lois physiques, en les coordonnant d'après un plan uniforme, et en les liant aux observations qui se font sur le continent de l'Europe et de l'Asie boréale.

.Ayant été vivement occupé , dans le cours de mon voyage aux régions équinoxiales de l'Amérique, pendant les années 1799-1804» des phénomènes de l'intensité des forces magnétiques» de l'inclinaison et de la déclioaison de laiguille aimantée, je conçus, au retour dans ma patrie , le projet d'examiner la marche des variafions horaires de la (Uiclinaison et les perturbations qu'éprouve cette marche, en employant une méthode que je croyais n'avoir point encore été suivie sur une grande échelle. Je mesurai à Berlin dans un vaste jardin, surtout à l'époque des solstices et des équinoxos, pendant les années 1806 et 1807^ d'heure en heure (sou-

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