LXXII DES MÉTAUX MAGNÉTIQUES
très-forle. C'est ce fer doux parfaitement recuit que M. E. Becquerel a pris pour unité. Il faut avoir l'attention que les substances soumises à l'expérience ne soient pas aimantées d'avance, et en outre qu'elles n'acquièrent pas de magnétisme durable pendant le cours de l'observation. Pour s'en assurer, ou met l'aiguille entre les pôles opposés de deux aimants, situés à plusieurs décimètres de distance; on compte les oscillations de cette aiguille, àl'aided'une lunette et d'un compteur, puis on retourne l'aiguille de 180% afin que le pôle austral devienne le pôle boréal. On compte de nouveau les oscillations, et si tout est identique, l'aiguille bien centrée, on aura le même nombre d'oscillations dans le même temps. Si l'on trouve une petite différence, on prend la moyenne. I..es aiguilles ne doivent pas avoir plus de 5 centimètres de long, ni les aimants être placés trop près.
M. £. Becquerel a examine d'abord s'il existe une loi qui donne le changement d'action d'un aimant lot^squ'on fait varier le poids, le volume, la longueur de l'aiguille de fer doux aimanté par influence.
Coulomb avait été conduit à la formule suivante :
T = ( /wL^E -|-'« 0 ( Savants Étrangers, IX , p. 1 98),
pour exprimer le temps d'une oscillation d'un barreau aimanté, dont la largeur est L, l'épaisseur E, et / sa demi-longueur. Mais M. E. Becquerel a trouvé, en comparant ensemble les résultats obtenus dans beaucoup d'expériences, une autre loi pour représenter l'action exercée de la part d'un aimant sur des barreaux de fer doux, de même longueur et de diamètre différent , qui peut s'exprimer ainsi :
« Quand des barreaux de fer doux, cylindriques, de <c même longueur et de diamètre différent, oscillent sous « l'influence d*un aimant, les cubes des temps des oscil- (c lations sont proportionnels aux poids des barreaux. »
Ou bien, comme les poids sont proportionnels aux volumes :
« I-.es cubes des temps des oscillations des barreaux