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LX\IV DES MÉTAUX MAGNÉTIQUES

éloignées, et que la densité m<igiiétiqiie soit plus petite que nr, alors ces particules ne peuvent plus réagir l'une sur l'autre y et l'action élémentaire est proportionnelle simplement à la densité magnétique. Coulomb, avec des mélanges de cire et de limaille était parvenu à la seconde partie de cette loi.

On peut conclure de là : i^ que l'action exercée par un aimant sur du fer doux est la même que le fer, soit h l'état de poudre impalpable, ou qu'il soit malléable; *À^ que l'action élémentaire est proportionnelle au carré de la densité magnétique quand les particules sonttrèsrapprocliées, et simplement à la densité magnétique quand elles sont très-éloignées. Entre ces deux limites la loi serait fort compliquée.

M. E. Becquerel a déterminé le magnétisme spécifique de différentes espèces d'acier et de fonte. Pour l'acier, ses nombres ne s'éloignent pas beaucoup de ceux de M. Barlow; mais pour la fonte ils sont plus considérables. Ainsi, pour la fonte bien recuite, il donne à peu près :

MagoMoM nféciôtiut.

Fer doux i oo

Fonte recuite au rouge 80

Du magnétisme. Du nickel et du cobalt à la température ordinaire.

Après avoir montré que dans le fer doux l'action exercée de la part d'un aimant ne change pas à la température ordinaire, malgré son état d'agrégation, M. E. Becquerel a voulu comparer ce métal au nickel et au cobalt.

Le nickel et le cobalt sont fortement attirables à l'aimant; mais s'ils sont alliés, et surtout le cobalt, avec l'arsenic, ils peuvent perdre complètement cette faculté. M. E. Becquerel s'est procuré du nickel doux , malléable et analogue au fer doux, avec lequel il a construit trois petits barreaux qui ne conservaient pas de magnétisme et oscillaient dans le même temps, sous Tinfluencc d'un aimant, que dos petits barreaux de fer doux de même Ion-

CHAPITAË 11. LXXV

^eur,de inéaie forme et de uiéuie poids. La comparaison daDi'ckeJ réduit par riiydrogène, et du fer obtenu par le même procédé, conduit au même résultat ; c*est-à-dire «pe Je magnétisme spccifique du nickel doux et du fer doux est le même à la température ordinaire. S'il y a une très-légère diflférence, elle est en faveur du nickel, roiis elle ne s'élèverait pas à i millième. Quant aux nidels que l'on trouve dans le commerce, ce sont des carbares analogues aux fontes de fer, et ils donnent des résultats moindres que le fer doux.

Le cobalt , de prime abord , parait loin de conduire à des résultats aussi nets que le. fer et le nickel. Ce métal étant très-difficilement fusible , on n'a pu le fondre (|ue dans des creusets brasqués^ et alors il est carburé. Pour agir sur du cobalt pur, M. E. Becquerel a opéré sur l'éponge de ce métal, obtenue par la réduction au moyen de lliydrogène ; mais alors l'état d'agrégation des molécules influe tellement sur les résultats^ que les petits barreaux obtenus par pression ont une force coercitivejassez considérable, et que Ton n'est plus conduit aux mêmes résultats qu'avec la poussière de fer et de nickel. En comprimant cette éponge , on peut former des petites aiguilles assez fortement aimantées. On ne peut donc pas déduire le magnétisme spécifique du cobalt au moyen des nombres donnés par cette méthode; mais comme les résultats obtenus avec le cobalt carburésont dans les mêmes limites de grandeur, on peut prévoir à priori que l'action du cobalt doux est peu différente de celle du fer et du nickel. Nous allons voir dans le chapitre suivant, par une autre méthode, que les nombres qui expriment le magnétisme spécifique de ces trois métaux sont sensiblement égaux.

S m. Action de la chaleur sur les substances magnétiques.

L'action du fer sur une aiguille aimantée varie avec la température, et au rouge brillant le fer n'agit plus sur

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