L\XVI ACTION DE LA CHALEUR
elle. Newton avança dans son Optique que le fer rouge ne jouit pas de la propriété magnétique; le pèi*e Ktrcher, au contraire, assura que Paimant attirait le fer rouge aussi bien que le fer froid. Cavallo, qui reprit ces expériences, montra que ces effets provenaient d'observations faites à des températures différentes; qu'au rouge sombre le fer est encore magnétique, tandis qu'au rouge cerise il ne Test plus.
M. Barlow a examiné l'action de barreaux de fer, de barreaux d'acier et de sphères de fonte sur une aiguille de boussole, lorsqu'on fait varier leur température. Il a reconnu que la fonte de fer augmente d'action à mesure qu'on élève la température; qu'au rouge sombre elle est à son maximum, et qu'au rouge brillant elle est nulle. Il a vu qu'en élevant d'abord les barreaux de fer et de fonte au rouge blanc, et les laissant refroidir, en arrivant au point où le fer devient magnétique , quelquefois l'attraction qui se manifeste atteint immédiatement son maximum ; d'autres fois elle augmente graduellement. ( Philosophical transactions , 18212. ) M. Barlow a observé ensuite les anomalies que présente l'action du fer rouge naissant sur* l'aiguille aimantée, lorsqu'on élève le barreau qui est influencé par la terre au-dessus de la boussole. Les effets observés sont trèscomplexes, car ilsdépendent de la distribution du magnétisme dans le barreau à cette température, et de l'influence exercée par l'aiguille elle-même.
M.'^E.. Becquerel, pour étudier l'action de la chaleur sur les divers échantillons de nickel et de cobalt qu'il s'était procurés, a dû faire usage d'une méthode qui lui permît de les soumettre à l'expérience, comparativement au fer. Cette méthode,' malgré des causes de perturbation, est susceptible d'une assez grande exactitude et ne nécessite qu'une faible masse de matière. Il a pris un fil très-fin de platine y d'une longueur de 1 mètres environ. 1 mètre de ce fîl pesait 0^,075. A son extrémité inférieure on a suspendu un petit étrier en platine très-mince. L'autre extrémité était fixée au plafond