LXXX ACTION DE LA CHALEUR
celle de fer. A la température ordinaire son magnétisme est plus faible que celui du fer et du nickel doux. Il augmente à mesure que Ton élève la température et atteint un maximum avant de s'éteindre vers 4oo*^« Avant ce terme, il est égal à celui du fer doux.
Quant au cobalt, on ne peut agir que sur du cobalt carburé et fondu. Il se comporte de même que la fonte de fer et celle du nickel , et vers le rouge cerise son magnétisme spécifique est le même que celui du fer et du nickel. Il est donc probable d'après cela, comme je l'ai dit, que le cobalt doux donnerait les mêmes effets, et qu'à la température ordinaire son magnétisme spécifique serait le même que celui du fer et du nickel doux.
La température à laquelle le cobalt perd son magnétisme est beaucoup plus élevée que pourles deux autres métaux magnétiques; en effet, on ne peut l'atteindre à l'aide de la lampe à alcool, et il faut le cbauffer pour cela au blanc éblouissant du feu de forge. On voit donc, en résumé, que le magnétisme spécifique des trois métaux dont nous venons de parler, ne varie pas dans de très-grandes limites entre la température ordinaire et celle oii ils cessent d'être magnétiques; on peut, du reste, dans le tableau suivant, résumer les moyennes des résultats obtenus en nombres ronds.