CHAPITRE VII. 5a
de mesure. Une vis v sert à fixer le cyliuclre sur Taxe. Le miroir AI, sa tige aa^ sou alidade a!a\ faisant corps (fig. 39)9. composent la seconde pièce tournante; ces trois pièces tonrijent ensemble dans la boîte diji cercle DD.
L'angle de rotation peut être mesuré au moyen de Talidade du pivot qui est recourbé à ses deux extrémités ^ luxauelles sont fixés deux nonius NN (fig. 18), reposant sur le plan du cercle. Uue vis de pression v* (fig. 17 et 20) serre la pièce contre le pkm du cercle, et arrête tout nouveoiènt.
Cette seconde pièce, au besoin , pourrait suffire; mais; Fusage montre qu'il est quelquefois besoin de se servir de la première.
La troisième pièce tournante est composée de l'étrier avec son alidade; elle repose sur le cercle, comme on le voit fig. 18 et 19.
Deux forces sont en présence : la force de direction des fils, qui agit immédiatement sur le cercle auquel sont fixées les vis de suspension des fils V V, et la force directrice du magnétisme terrestre, qui agit en mémje temps sui* rétrier dans lequel se trouve le l^arreau aimanté. Dans le cas où les directions de ces deux forces font eutre elles un angle, elles tendront naturellement à faire tourner 'les deux parties réciproquement; pour éviter cet inconvénient, et afin qu'il n'y ait aucun déplaceiiient , les deux parties sur lesquelles cliacuue de ces forces agit séparément, ne peuvent être bougées qu'au moyen d'un frottement plus grand que chacune des forces agissantes.
L'appareil est disposé pour que Ton puisse mesurer avec une grande exactitude Tangle de rotation , dont dépend l'angle que forment entre elles les deux forces de direction.
Dans l'appareil bifilaire , le même cercle et la même division qui servent à évaluer les mesures du second tour, sont employés en même temps à mesurer les effets du troisième : c'est uue simplification très-avaota-
6o DESCRIPTION DE l' APPAREIL.
géuse. Pour atteindre ce but , l'alidade de Tétrier est munie de deux nonius. Le cercle a donc deux systèmes d'alidade ayant chacun deux nonius qui doivent servir indépendammenl l'un de l'autre; mais pour éviter qu'ils ne se rencontrent , Tune des alidades est placée au-dessus , l'autre au-dessous du cercle. Les nonius de l'alidade supérieure touchent les divisions intérieures du cercle, tandis que les autres, comme le montre la figure, touchent les divisions extérieures.
Les chiffres appartenant à la division du cercle ne pouvant servir h la fois pour les deux , attendu qu'ils sont nécessairement recouverts par les nonius de l'un ou l'autre système d'alidade, on remédie à cet inconvénient en plaçant les chiffres tour à tour en dedans et en dehors ( fig. 1 8 ). '
La quatrième pièce à mouvement de rotation est celle qui concerne les deux bouts de fils tournant autour de \axc na. Ce mouvement s'obtient au moyen du porteur qui est placé au plafond. Cette pièce, en raison de sa position , sera rarement employée ; on peut seulement, dès le principe, lorsqu'on dispose l'appareil , tourner le porteur pour qu'il ait la position la plus convenable pour Icxpérimentateur.
Je cmis devoir consigner ici quelques observations relatives aux dimensions du barreau aimanté, et à quelques autres parties de Tappareil.
Dans l'observatoire de Gœttingue, le barreau aimante qui fait partie de l'appareil pèse 12 -J^ kil., comme je l'ai déjà dit, et est fortement aimanté. M. Gauss pense qu'il faut employer des aimants plus forts dans cet appareil que dans le magnétomètre unifilaire. Voici les motifs qu'il en donne :
La dépense de l'appareil n'augmente pas en raison du volume du barreau, vu qu'elle porte particulièrement sur les divisions du cercle, le miroir et î'étrier, et il ne faut pas un local plus grand pour le placer. En outre, le barreau n'a que très-rarement besoin d être enlevé de son étrier; on a. reconnu néanmoins qu'un barreau de 5 kil..