‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 114 sur 127 · CHAPITRE V. Jio · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. Jio

hres à cet égard. Nous les avons toujours pr^seiilées bmme des conséquences probables de faits bien consta- B. Fidèles à celle iiiaiiière de procéder, nous allons :poser la tliéorie éleclro-cliimiqiie, telle que nous l'enlageons, et eii nous entourant de tous les documents prit la science nous permet de disposer.

■ Qu'est-ce que c'est que l'électricilc? est-ce un fluide U le réstdtat d'un niouvem'>nt produit dans une majlra étliérée? Nous l'ignorons. Ce que nous savons, S'est qu'il y a une différence immense entre l'électricité libre et l'électricilé en mouvement; la première possède tous les caractères d'un Ouide, puisqu'on la recueille, on la condi'nse et on la garde, tandis que l'élcclricilé en mouvement ne possède aucune de ces propriétés et jouit an contraire de celles qui caractérisent une matière étliérée se propageant dans les corps avec une vitesse dont l'imagination ne peut se faire que difficilement une idée, 11 en résulte, comme l'a trè-s-bien fait observer M. Pellier,que l'augmentation ou la diminution d'action dans la preinière est due à un charigfment dans la densité, et dans la seconde à un accroissement ou à une diminution dans l'intensité du mouvement, c'est-à-dire dans sa rapidité!

Un caractère propre à l'électricité en mouvement et qui la distingue de l'autre, c'est que l'on n'augmente pas son intensité en augmentant la quantité d'électricité destinée à produire le mouvement, pourvu que celte électricité soit animée de la même vitesse, ce qui n'a pas lieu pour l'autre, dont la densité augmente dans les mêmes rapporls. On peut donc considérer le courant électrique comme le résultat d'un mouvement oscillatoire produit dans une subslanre éthérée, dont l'intensité augmente par une impulsion nouvelle imprimée aus oscillations. Cette substance élliérée est très-problablemenl celle qui remplit l'univers, et par conséquent les espaces interstitiels des coi'ps, et dont les oscillations produisent la lumière et même la chaleur, quand les

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▼ons donc aucun motif pour admettre la polarité élec* trique.

D'un autre coté, un grand nombre d'expériences prouvent que, lorsque les molécules des corps sont en repos, il ne se manifeste à l'extérieur ou à l'intérieur de ces corps aucun phénomène électrique appréciable^ et qu'il n'en est plus de même, dès l'instant que leur position naturelle d'équilibre est troublée par une cause quelconque; on obtient alors des effets électriques dépendants de la nature de cette cause. Ces effets devant servir de base à toute théorie électro-chimique, nous allons les résumer ici le plus succinctement qu'il nous sera possible.

6ia. Lorsqu'on clive un cristal d'une substance quelconque rangée dans la classe des mauvais conducteurs^ chaque face séparée emporte avec elle un excès d électricité contraire, dont la nature, pour chacune d'elles^ ne dépend pas de sa position par rapport à l'autre, et dont l'intensité croît avec la vitesse avec laquelle on a séparé les deux lames. Si ce phénomène, qui est toujours accompagné d'une lueur semblable à celle que l'on observe dans la décharge d'un corps faiblement électrisé, n'offre, dans sa production, aucune apparence de régularité, il prouve du moins que l'électricité, qui devient libre quand on détruit l'attraction moléculaire, joue dans cette attraction un certain rôle dont il nous est impossible d'apprécier encore l'importance.

Sans que nous puissions expliquer non plus le dégagement de l'électricité dans le frottement, nous concevons cependant qu'il doit provenir d'un dérangement dans la position naturelle des molécules , soit par l'effet de l'action mécanique, soit par celui de la force attractive qui se manifeste entre les particules des surfaces frottées; celles qui sont le plus flexibles, qui peuvent se déranger le plus facilement, prenant ordinairement l'électricité négative. Ce fait nous révèle encore la présence de l'électricité dans l'acte de l'agrégation.

Si un corps conducteur est soumis à l'aétion pftF

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