CHAPITRE V. 4i
rite de âdcom positions et de recompositions du fluide lectriqiie, tellement rlirjgées que la particule qui s'éuffe h première prend au foyer de chaleur l'éleclriité positive, et repousse la ncgalive dans la particule Bntigiië, laquelle, s'échauffiinl à son tour, s'empare de Mlectricité positive et chasse la négative dans la partipie suivante. C'est par un moyen analogue que la chahir, sans avoir égard aux effels électriques, se propage ptis les corps, puique la théorie admet que, dans la ■opagation, il se produit un rayon neinent de chaleur lune particule à une autre. Nous sommes disposés à admettre, d'après cela, que ce rayonnement s'effectue par des décompositions et recompositions de fluide électrique. Il résulte de là que, lorsqu'on élève la température d'un corps, on met eu mouvement une plus grande quantité de fluide électrique; cii'constance très- favorable au développement des af^nilés , comme nous le verrons plus loin.
Les phénomènes thermo- électriques nous révèlent aussi de nouveaux rapports entre la chaleur et l'électricité, rapports qui élublisscnt entre ces deux agents une dépendance mutuelle, laquelle ne tend rien moins qu'à nous les montrer comme dérivant du même principe. Considérons un circuit fermé, composé de deux Bis de métal différent, soudés bout à bout. Quand la température est la inéme à chacun* des soudures, il n'y a aucun dérangement apparent dans l'équilibre des forces électriques, puisque tout est semblable de part et d'autre ; mais, dè^ l'instant qu'il y a une différence de température, il se produit un courant électrique, dont nous avons étudié h nature et la direction dans les circuits formés de difféients métaux. Il n'y a d'exception à cette
règle gé.
■aie.
; dans quelques cas particulie
. qut
i poui T'ont manquer de jeter du jour sur la question électro-chimique. Sans entier dan.s de nouveaux développements à cet égard, nous dirons seulement que, lorsque la température d'une des soudures reste con-
4l4 THlioRIE CHIMIQUE DE l' AUTEUR.
3tant6 et qu'on élève celle de l'autre , les effets thermo- * électriques paraissent dépendre de la conductibilité électrique des métaux et de leur capacité pour la chaleur; mais la chaleur spécifique semble particulièrement exercer une grande influence, car la plupart des métaux qui ont le plus de chaleyr spécifique, sont aussi ceux qui, dans les chaînes thermo-électriques, prennent l'électricité positive. Il est facile de concevoir, en outre, comment le pouvoir conducteur influe sur la direction du courant : lorsque le foyer de chaleur est appliqué à la surface de contact des deux métaux, la chaleur ne se propageant pas également dans chacun d'eux, il doit en résulter des effets électriques dont la différence produit un courant; si Ton y joint encore l'influence de la chaleur spécifique , on voit combien le phénomène devient composé.
D'après les considérations précédentes, nous devons considérer la chaleur comme formée de la réunion des deux électricités, mais avec cette condition essentielle que la chaleur, en général, ne produit les deux électricités, et les deux électricités de la chaleur, qu'autant que le mouvement dans les corps de l'une et des deux autres est gêné par une cause quelconque. Quand cette cause n'existe pas, la chaleur passe sans manifestation d'effets électriques et le courant sans production de chaleur. Voilà comme il faut envisager, dans l'état actuel de la science , les rapports qui lient la chaleur et l'électricité.
Il nous semble que l'on peut expliquer maintenant pourquoi les corps s'échauffent quand on les frotte on qu'on les frappe à coups redoublés avec d'autres corps. En ébranlant leurs molécules, on met en liberté, à chaque instant, une grande quantité des deux électricités qui leur étaient associées , et qui , en se recombinant , produisent de la chaleur.
6i3. Nous évitons, comme on le voit, d'émettre des idées abstraites ou' métaphysiques, que l'esprit ne saisit que difficilement, et qui ne jettent par conséquent que de la confusion dans la science. Abordons . maintenait