DU POUVOIR CONDUGT. DES MET. POUR L ÉLEGT
Or 400 Fer 8a
Plomb 38o
Ces résultats nous montrent déjà que les métaux qui conduisent le mieux la chaleur sont aussi ceux qui ont le plus grand pouvoir conducteur pour rélectricité.
La méthode dont Davy a fait usage suppose 1® que chaque plaque fournit au courant la même quantité d'électricité, et que les piles, formées d'tm même nombre de plaques, ont la même intensité d'action; a** qu'une {)ile est complètement déchargée, par cela même que 'eau n'est plus décomposée par les conducteurs d'argent : or, on sait que les variations qui surviennent à chaque instant dans l'action de la pile empêchent que les résultats soient comparables entre eux, et que l'eau peut être traversée par un courant d'une certaine intensité, sans qu'elle soit pour cela décomposée. Ainsi , tout ce que l'on peut conclure du résultat négatif, c'est que la tension de l'électricité, qui ne' passe pas dans le fil d'essai , n'est pas assez forte pour opérer la décomposition de l'eau. ^
Davy a négligé aussi une autre cause d'erreur , c'est la perte d'électricité qui a toujours lieu quand l'électricité passe d'un conducteur dans un autre. Les fils de métal, dans lesquels il cherchait le pouvoir conducteur, étaient mis en communication avec les fils de platine ou d'argent qui aboutissaient aux deux extrémités de la pile ; le courant passait donc tantôt du platine ou de l'argent dans le fer, tantôt dans l'or, etc. , ce qui empêchait que les résultats fussent comparables. Les résultats trouvés par Davy n'expriment donc que des différences.
368. Nous avons cherché à déterminer le pouvoir conducteur des métaux, indépendamment des variations qui ont lieu à chaque instant dans la pile ; mais la méthode que nous avons donnée ne' met pas à l'abri l'expérimentateur, de la perte d'électricité qui a lieu quand le cou-
CHAPITEE PROrlER. 7^
tant change de conducteur; néanmoins, cette méthode est plus exacte t{ue !a prècédenlc,
Supposons qu'on adaple à chacune des extrémités d'une pile deux fils de même métal, de même longueur et de même diamètre; il est évident ^ue si on les fait communiquer deux à deux, on aura deux courants de même intensité, puisque tout sera semblable de part et d'autre. Prenons maintenant deux fils de cuivre, de 20 mètres environ de longueur, de - de millimètre de diamètre, et recouverts de soie; enroulons, aussi également que possible, ces deux fils autour du châssis d'un multiplicateur; on aura quatre bouts. Faisons communiquer les deux bouts d'un mêtne fil avec deux des fils en communication avec les extrémités de la pile; il en résultera dans le multiplicateur denx courants électriques , et si les fils sont disposés de manière que les courants cheminent en sens inverse, l'aiguille aimantée éprouvant de leur part des actions contraires et pgales, ne sera pas déviée.
L'aiguille aimantée reste effectivement stationnaire tontes les fois que les couiants, qui cheminent en sens contraire , sont parfaitement égaux ; mais celte condition n'est pas remplie immédiatement, parce qu'il est impossible que tout soit identique dans les deux circuits. Four obtenir l'égalité d'action, on prend un des deux fils plus long que l'autre. Soient P et N (fig, 65) les deux pôles d'une pile; GG' un multiplicateur; Pa et Vff, Nc et N3, les quatre fils qui partent de ces pôles, et qui se tendent dans quatre capsules a, b, c, (/, remplies de mercure, et dans lesquelles plongent aussi les quatre bouts de fil og", i'/', cg et dj", croisés de manière a produire deux courants égaux et dirigés en sens contraire. Supposons, en outre, que les distances ai', c^ soient égales, et que de l'intérieur des capsules s'élèvent quatre petites pinces que l'on peut serrer avec un anneau. Si l'on fait communiquer a et A, c et d avec deux fils de même métal, égaux en longueur et en grosseur, que l'oa fixe dans les pinces, l'aiguille aimantée n'est pas
8o DU potnr. coNBUCt. des ^ir* pour l'elec.
cuivre, de 6i millimètres de longueur, et un fil de platine, de îo millimètres, l'un et Tautre de même di;\7 mètre, avaient le même pouvoir conducteur; qu'un fil de cuivre, de i3 millimètres, et un fil d'argent, de i centimètre, jouissaient aussi du même pouvoir condi|cteur. Nous en avons conclu que la conductibilité du cuivre était à celle du platine comme 6,1 : i ; la conductibilité du cuivre à celle de l'argent comme i,3:i. En représentant par loo le pouvoir conducteur du cuivre rouge, nous avons formé le tableau suivant, qui ren- * ferme le pouvoir conducteur de plusieurs métaux , exprimé en fonction du pouvoir conducteur du cuivre :
Cuivre 609 Platine 100
Or. V . • • . 571 Fer gS
Argent 447 Plomb 5o
. Zinc 174 Mercure a r
Élain 94 Potassium 8
Ces nombres différent beaucoup de ceux qui ont été trouvés par Davy. Nous ferons seulement observer que notre méthode est plus exacte que la sienne.
371. M. Pouillet a déterminé aussi le pouvoir conducteur des métaux par une méthode qu'il n'a pas publiée, et dont nous ne pouvons par conséquent discuter le mérite; nous nous bornerons seulement à donner les résultats qu'il a consignés dans son Traité de physique , tom. II > pag. 3i5> 3^ édition :
Argent à 0,986. . . 860 Rosette nn/^
Cuivre rouée 738 Laiton 1 94
Argent > i litre,
CK9.|*^ 6-^ F^r lai
<V Uu 6a3 Or à 18 karats. . . 109
i^iHM> 569 PLitiae 100
37^. M. |\>uUWl â «AUOiK^ qu« la coaductilMliié lui a
GHAPITRC PREKÎER. 8t
para tres-exactement proportionnelle à la section des fils , depuis les diamètres les plus fins jusqu'aux diamètres de trois lignes environ, n'ayant pas pousse au-delà les recherches, et que la loi de ia raison inverse de la longueur pour le même diamètre ne lui a paru exacte que sous une condition. Nous rapportons ici textuellement le résultat de ses expériences :
a Dans mon appareil , les forces électro-magnétiques c qui servaient de mesure à la conductibilité se trouc yàient proportionnelles aux tangentes des déviations ce de Taiguille : et, en employant successivement des ic longueurs /, /', /", etc. , d'un même fîl , les tangentes « ty t\ t"j etc. , des déviations n'étaient jamais en raison c inverse de ces longueurs; mais elles étaient en raison «c inverse de ces longueurs augmentées chacune d'une c même quantité X; ainsi on avait
a Cette quantité \ qui restait constante pour les diver* a ses longueurs d*un même fil , changeait avec ia nature ce de la substance, et, pour chaque substance, elle était « en raison inverse de la section du fîl. Il me semble, c( par conséquent, que la conductibilité est rigoureusect. ment en raison inverse de la longueur des fils, pourvu « que l'on tienne compte de la résistance qu'éprouve « l'électricité à traversée le liquide qui sépare les élécc. ments de la pile, et à parcourir les divers conduc- « teurs qui doivent l'amener aux fils qui sont directece ment soumis à l'observation. Ainsi, quand on opère, et par exemple, sur un fil d'argent de i millimètre de « diamètre , il faut concevoir que tous les conducteurs « dont je viens de parler réduisent la force du courant, ce autant que pourrait le réduire un fîl d'argent de i ce millimètre de diamètre, et d'une certaine longueur, « par exemple , de i mètre ; alors , si l'on force le couce rant à passer successivement par deux fils pareils , 111. ' 6
Si DIT POUV. COITDUCT. DES MET. POUR l'ÉLECT.
« l'un de I mètre et l'autre do 2 mètres, les tangente» « des deux actions seront entre elles comme 2 est à 3, « et non pas comme î est à 2 , qui sont les deux lona. gueurs véritablement soumises à l'expérience. »
373. Dans la détermination du pouvoir conducteur de chaque métal, on doit faire entrer en considération l'état de pureté de ce métal, car, pour peu qu'il renferme un alliage, ce pouvoir se trouve singulièrement modifié. C'est ainsi que M. Pouillet a trouvé que l'or fin et l'or à'î8 karats avaient des pouvoirs représentés par 623 et 109. Quoiqu'on ait lieu de soupçonner une erreur dans l'expérience, en raison de la grande diffé*' rence entre ces deux nombres , cependant , on ne peut s'empêcher de croire qu'il n'y ait une différence trèssensible.
374- Dans les deux procédés que nous avons décrits, , nous avons négligé la perte d'électricité qui a toujours lieu au passage du courant d'un métal dans un autre. Nous allons en indiquer un autre , au moyen duquel on évite cette cause d'erreur. Le multiplicateur à deux fils, dont l'usage est si utile quand il s'agit de comparer deux cou* rauts entre eux, va encore nous servir. Prenons deux circuits, composés chacun de tous les fils de métal que l'on veut soumettre à l'expérience; ces fils ayant autant que possible Ja même longueur et le même diamètre.
Pour former chaque circuit, on enroule les extrémi* tés de chaque fil les uns au bout des autres , ou bien on les met en communication au moyen du mercure. On peut avoir ainsi deux fils mixtes aussi égaux que pos* sible , que l'on met en communication chacun avec l'un de» fils du double multiplicateur et les pôles d'une pile^ de manière à avoir deux courants dirigés en sens ia« Terse^ comme nous l'avons indiqué dans le deuxième procédé. Les courants étant égaux, l'aiguille ne sera pas déviée. Veut-on comparer le pouvoir conducteur d'un métal à celui d'un autre métal ayant le même diamètre^ le pouvoir du fer, par exempte, à celui du platine; on agira ainsi : supposons que dans le premier drcuil le
}• Mir:
CHAPITIIK PRKBTIEn.
fil de platine ait i tlêcinietrc de lonpueu! . ci r;i de fer dans le second ait la inèine 1oi)i:im*>'?. S loncrc ou si Ton raccourcit 1 un ou iau»». .
rîations de raiguille aimantée indiiiucrur;ments qui s'opéreront dans la cuncluctibindont on a fait varier la longueur, ïiiiU'\j*'UuAUi*»*r' la perte d'électricité qui a lieu au dian^nrn»*" ductcur, puisque le conlacl dus niéla»? . »-- -.v, -r> même. Maintenant, faisons varier i.i iou^i-ri»» . fer, d'un centimètre par execiipl*-: i;. r,.%.*^ , guille aimantée indiquera sin-lo-cliam;, n- *,.^*i..rr' qui se seront opérés dans la c«iijfjuriiii....i- '.-. toujours indépcndainmcnl cl<* l.i pi*M« d ♦:?**-tr2'-. ' lieu au changement de conduch-iif . i;*'iiu'iî;* tv îsa longueur primitive» cl faisons xHii'-r o*f j? tité la longueur du fil de plutinr* tlafi: ht mrrr. le rapport des déviations dans l's o^rur mt* celui des pouvoirs conducteurs du !•*" et u:
Si dans le premier cas TintensiU^ ou frotrrw scntée par i et dans le second par t ^ le Tv?«r
ductibilité entre le fer et le plaliue
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que c'est une des méthodes qui fj directement à la déterminaliun ducteur des métaux pour IViec
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de différence avec le pouvoir ts pour la chaleur.
On est cependant arr^t^-T»»* portante, quand on cliercH^ .* £iîte entre le pouvoir ^eur, et celui pour i hien cuit est trè ii ma ^iw tandis qu'il est bon ^naloiis cette a physiciens.