rori
I V.'Il'IJlt ( '.rllr lui
84 I>U l»OtIV. CONDUCT. ©ES MET. POUR L ELCCT.
375. Nous n'avons employé jusqu'ici que Tëlectricité voltaïque pour la détermination du pouvoir conducteur des métaux; mais on peut se servir aussi de réiectricité qui émane d'une autre source; seulement les résultats ne sont plus comparables avec les autres, attendu que lelectricité, comme nous l'avons déjà vu, est plus ou moins apte, suivant son origine, à franchir des circuits plus ou moins conducteurs. L'électricité thermoîque, par exemple, jouit de la propriété de franchir facilement des fils courts à gros diamètres, tandis qu'elle est arrêtée presque entièrement par des fils très-longs à petits diamètres. L'électricité voltaïque traverse, à la vérité, de très-longs circuits, mais sa faculté de transmission varie avec le nombre d'éléments qui entre dans la pile. Nous devons en conclure que, dans ces divers cas, on ne doit pas obtenir le même pouvoir conducteur pour les métaux. Yoilà une cause d'erreur qui n'a pas encore été signalée, et qui explique les différences énormes que présentent les résultats obtenus par diverses méthodes. Les nombres obtenus pour les pouvoirs conducteurs des métaux ne peuvent donc être comparables qu'autant que les physiciens font usage de la même source d'électricité.
376. Quoi qu'il en soit, afin d'embrasser la question dans toute sa généralité, nous allons rapporter les résultats auxquels sont parvenus MM. de Cumming, Harris et Christie, qui ont employé chacun des méthodes différentes.
M. Cumming a cherché la loi des intensités au pioyen
de l'électricité thermoïque. La formule 7-7==» dans laquelle L désigne la longueur et D une constante, lut a donné des résultats approximatifs (i). Ayant soumis à l'expérience des fils de diverses longueurs, il a eu les résultats suivants : un fil de 8 pieds de long et de -^ de pouce de diamètre a donné une déviation de i5^ -79 avec ^— — — — i— ^— ^■— ^■— ^■^— — — ^ — —^i»———— ——»———
(i) Canjbridgei Trans. phil., i8a3, p. 63.