‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 16 sur 127 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

un autre de même longueur et de 3^ , elle n'a été que de 6* --; d'où il a déduit D==i,68. D'autres expériences lui ont donné pour D les nombres 2,58; I979; i,58. La valeur moyenne de D est donc 1,98.

M. Cuniming a reconnu que la surface n'entrait pour rien dans la conductibilité électrique , comme nous l'avons déjà vu.

Voici le pouvoir conducteur de chaque métal déduit die ses expériences :

Argent. . . . . ... 1 76,5 Fer ^4,3

Cuivre 100,0 Étain a3,9

Zinc 53, Platine 2^1,6

Or. 35,a Plomb 16,8

Cette méthode est fautive sous le rapport de l'évaluation de l'intensité des courants; elle suppose que les déviations de l'aiguille aimantée sont proportionnelles aux intensités, ce qui n'a lieu que pour de petits angles.

377. M. Harris (1) a fait usage de la chaleur qui est produite par le passage de l'électricité à travers les conducteurs; procédé qui avait déjà été employé par Children. La chaleur qui est ainsi dégagée dans des fils de même longueur et de même diamètre est en raison inverse du pouvoir conducteur. Il a obtenu pour les métaux les nombres suivants :

Cuivre 100 Platine ao

Argent 1 00 Fer ao

Or 66,7 Étain 1 6,7

Zinc 33,3 Plomb 8,3

378. M. Barlow (2), qui s'est occupé aussi de la conductibilité, a annoncé que le pouvoir conducteur variait presque comme le carré de la longueur du (il. Cette loi

i}Trans. phil.,^i8i7.

a) Edimb. phil. Journal , t8a5.

86 1)0 POUV. CONDUCT. DES MET. POUR l'ÉLECT.

peut être exacte dans les circonstances où cet habile physicien a opéré f mais nous pouvons assurer quVa gépénil elle ne Test pas.

379. Abordons actuellement les recherches die Itf. Chris- \\^ sur {e même sujet,

NovJS avons déjà dit que M. Faraday avait cherché k déterminer la différence qui existe entre les métaux $ous je rapport de l'iutensité des phénomènes électromagnétiques d'induction, différence qui doit dépendre, de la conductibilité. M. Christie (i) s'est livré à de semblables recherches en employant deux hélices , Tune, coniposée d'un fil de cuivre recouvert de soie , enroulé 65 fois autour d'un cylindre de bois d'un pouce de diamèti^e ; la seconde en fer , exactement semblable à la précédente, mais ayant ses spires dirigées en sens opposé : les deux hélices furent superposées de manière h ce que les spires de l'une, intercalées dans celles de l'autre, se croisassent alternativement. Ayant enlevé le cylindre de bois, il plaça dans l'axe de cette doublé hélice un cyhndre en fer doux recouvert de papii^r* Les extrémités des fils, bien décapées, furent enroulées Tune .sur l'autre [îour établir un contact métallique entre elles, et mises ensuite en communication avec le fil d'un multiplicateur , comme l'indique la fig. 66. N e^t le pôle nord d'un aimant, mis en contact avec le cylindre de fer doux A'B', et B le pôle boréal. La direction des spires de l'hélice de cuivre était telle que, dans la disposition adoptée, l'aiguille supérieure du multiplicateur, du moins son pôle nord, se dirigeait vers l'ouest à l'ipstant où l'on rendait magnétique le cylindre. Les spires de l'hélice en fer étant danâ un sens opposé, l'effet produit aurait été inverse si elle eût agi seule; mais comme les deux hélices fonctionnaient en même temps, oa dut avoir une différence dans les effets. L'expérience a niontrë que le courant produit par induction dans le cuivre ejç-

(i) Trans, Philos., i833, i'' partie, p. 98.

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