‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 76 sur 127 · CHAPITRE XIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIIL

M» COMPOSIÈS ÉLECTRO-CIHMIQUB8 y OV PROAUnS SECONDAIRES.

SM. En expesant ks phénomènes Felatiis aux dé^ Compositions opéFees pa<p l'ébectpkité voltaïq^ie , nous ^vons fait remarquer que les résultats de ces décompositions étaient simples ou composés, suivant' la nature ^es corps soumis à l'expérience et celle des corps servant c]o* cmiducteuits. C'est ainsi, avons-nous dk, qu>'en- dé- ^onposant une soitition- d'acide suifurique avec un morc^eati^ de charbon, servant de conducteur posi4;if^ on* ^vak,.àu lieu doxigène, du ga2 oxide de carbone et dm acide^ carbonique, par suite de la réaction de l'oxi- ', ({ui ' esb à l'état naissant , sur le charbon. Nous cité d^autres. exemples du même genre, en trar- Xant du caractère des- corps développés sur lies lames métalKques, de k nature définie, et de Texteti^ion d^la> décomposition électro-chimique.

Wdu* allons reprendre de nouveau- cette question , et en poureuivre- la solution aussi loin que le permet l'état aictuel de la science, afin de montrer le parti que Ponpeut tirer de l'action chimique de l'électricité pour expliquer une< foule de phénomènes na^turel^ qui, jusqu'ici-, pcrraiftsaient être indépendants dé cet agent universel. Pendant long-temps on ne concevait pas comment, avec doë: force» ^eotriques faibles^ en appaf*ence,- on pondait yaiaoïiQ de^ foites* aflSmtës , pom^ dà^ompMBi*^ Vép

agS DES oxiDES métalliques.

corps et opérer de nouvelles combinaisons ; on pensait qu'il fallait toujours employer l'action de courants plus ou moins énergiques ; mais dès l'instant que Ton eut analysé les effets électriques qui ont lieu dans les actions chimiques, on resta convaincu que l'on pouvait arriver au même but en utilisant convenablement ces effets. On conçoit effectivement /que lorsqu'un couple voltaîque quelconque plonge dans une solution qui réagit sur un des éléments de ce couple, les particules de cette solution , à l'instant où elles sont mises en jeu par le fait de l'action chimique ^ se trouvent dans l'état le plus convenable, puisqu'elles sont à l'état naissant , pour obéir à l'action du courant électrique produit par le couple. Nous avons déjà cité des exemples de ce genre; mais nous aurons l'occasion d'en voir un plus grand ::nombre encore dans les chapitres qui vont suivre.

§ F^. Des oxides métalliques.

529. Or. On a cru pendant long-temps que Ter se convertissait en oxide pourpre, par l'effet des décharges électriques ; mais il paraît que cet état n'est dft qu'à l'extrême division de ses parties, puisqu'on ne peut admettre qu'il s'oxide à la température à laquelle son oxide se réduit ordinairement. Ce qui tend à confirmer cette conjecture, c'est qu'on obtient également une poudre purpurine , quand on précipite l'or d'une solutio très-étendue, par des corps qui réduisent son oxide.

Iridium, En exposant de l'iridium à la décharge d*un très-forte batterie électrique, Children çst parvenu fondre ce métal en un globule blanc, très-brillant, e encore poreux; mais il n'est jamais parvenu à l'oxider

Argent, Ce métal ne peut être oxidé à aucune tem pérâture au contact de Tair; mais on y parvient quam on l'expose en feuilles très-minces à l'action d'une fort -^ batterie.

On peut même l'obtenir à l'état de suroxide ; des^ t B' ^ découvert ce composé. Il se dépose sur &«

Page 1