CHAPITRE XIII
conducteur positif d'une pile , quand on la décharge à travers une faible dissolution d'argent, en aiguilles cristallines longues, entrecroisées de trois à quatre lignes, douées de l'éclat métallique. Avec, une action lente, on. 1 obtient en tétraèdres très-nets. Traité par l'acide hydro-chlorique , ce composé donne de , î'oxigène et se transforme en chlorure d'argent; traité par l'ammoniaque, il se déconipose et produit un dégagement d azote. Mêlé avec. du phosphore, il détonne par le choc du marteau. Il^déprépite par la chaleur, se décompose et donne de l'argent pur.
Mercure. Lorscju'on décharge une très-forte pile électrique à travers un très-petit globule de mercure, ce globule est lancé de toutes parts, s'oxide, et forme des étincelles rouges.
Palladium. ^e> s'oxide pas au pôle positif de la pile. Antimoine. Lorsqu'on se sert d'un morceau d'anlinioine, comme de conducteur positif, pour décomposer "eau , il se détache de la surface des flocons gris qui , traités par l'acide hydro-chlorique, se transforment en antimoine qui reste et en oxide d'antimoine qui se dis- Bout. Ces flocons paraissent être un sous-oxide.
Le zinc et les métaux oxidables s'oxident facilement ^ous Tinfluence voltaïque quand ils servent d'électrodes {Positives; mais comme cet effet ne présente rien de particulier, nous ne nous y arrêterons pas, afin d'exposer ^'autres procédés à Taide desquels on parvient à obtenir ^cristallisés les oxides.
§ II. Des oxides métalliques cristallisés.
53o. Cuivre. Pour obtenir des cristaux de protoxide c3e cuivre, on prend un tube de verre fermé à l'une de ses extrémités, et au fond duquel on met du deutoxide c3e cuivre (fig. laa); on remplit ce tube d'une dissolution ^e nitrate de cuivre sature , puis l'on y plonge une lame de cuivre, qui touche aussi le deutoxide, et l'on ferme le '^ube hermétiquement. Au bout d'une dizaine de jours ,
agd DRS OXIDES METALLIQUES CRISTALLISÉES.
on Gommence à apercevoir sur la lame de cuivre des petits cristaux octaédriques brillants, d'un rouge foncé. Pour découvrir les phénomènes électriques qjui les pro»duisent, il faut prendre deux capsules de porcelaine remplies d'une dissolution de nitrate de cuivre et communiquant ensemble avec une mèche de coton ; ptri» Pon" plonge dans chacune d'elles le bout d'une lame die enivre, dont l'autre est fixée à l'une des extrémités du M d'un excellent multiplicateur. Tout étant semblable de part et d'autre, il ne se manifeste aucun courant; mais si l'on répand du deutoxide de cuivre su? la partie de l'une des lames qui plonge dans la dissolution, peu après il y a production d'un courant, dont le seniis indique que la lame en contact avec le deutoxide a f€Îs l'électricité négative; il suit de là que la lame qui- est dans» l'autre capsule est le pôle négatif de la petite pile qui opère la décomposition du nitrate de cuivre. Or, dans le tube , il se passe un effet absolliment sembSi"ble : la partie de la lame qui est en conlact avec deutoxide est le pôle positif, tandis que Pautré est pôle négatif. Nous reviendrons dans Finstant sur t cause qui doiine naissance à cette pile. L'exilstence celle-ci étant constatée, la portion de la lame de cuivr*» — qui n'est pas en contact avec le deutoxide doifr afti le cuivre à l'état métallique , ou ses oxides, suivant 1 force du courant; il est donc tout naturel que le p toxidé 'de cuivre s'y porte , si le courant a une énerg^^^ — i
convenable. Il cristallise, parce que l'action électriqt it
étant très-lente, et par suite, l'action chimique, les m ^^ylécules ont le temps de s'arranger suivant les lois* de la cristallisation, bien que le corps soit insoluble, ava^ ^itage que l'on n'obtient jamais quand les forces* chiikrsiques ont une certaine intensité.
Suivant la quantité plus ou moins grande dé d^otoxide de cuivre renfermée dans le tube, il- s'y passe- ci*»» phénomènes diflférents. Supposons qu'il- y en ait vff grand' excès ; il y a d'abord production et d^i8tallfimtlOl^ dfe prototidte; la dissolution se décolbi^ poa àh pett*, à^