CHAPITRE XIII. 3ll
tures avec des bouchons. Bientôt après, par suite de la réaction des deux solutions l'une sur l'autre et de la solution du chlorure sur le cuivre, le bout qui est plongé dans la solution du nitrate devient le pôle négatif d'un petit appareil voltaïque et se recouvre de cuivre à l'état métallique; l'acide nitrique et l'oxigène sont transportés dans la branche positive, où ils concourent l'un et l^autre à des réactions chimiques que nous allons décrire. La lame de cuivre qui se trouve dans cette branche y tend avant tout à décomposer le chlorure; mais, en raison de l'action voltaïque, elle s'oxide aux dépens de l'oxigène qui est transporté; l'oxide de cuivre qui est formé se combine immédiatement avec du chlorure de cuivre et du cWorure de sodium; d'oîi résulte un oxi-chlorure de cuivre et de sodium. Peu à peu cette combinaison cristallise sur la lame positive en jolis cristaux tétraèdres. Si l'on veut avoir des cristaux de 2 à 3 millimètres de grosseur, il faut que l'appareil fonctionne pendant une année au moins. Le succès de IVxpérience dépend de l'obstacle que l'on oppose au mélange des liquides contenus dans les tubes, sans nuire au transport de l'oxigène vers le pôle positif. L'acide nitrique contribue non seulement à oxider le cuivre, mais encore à décomposer le sel marin , puisque l'on retrouve du nitrate de soude dans la solution.
Nous avons dit que cette combinaison ne s'opère qu'autant que le bout qui est dans la solution de sel mann s'oxide lentement ; car elle n'a pas lieu quand on «in|3rloie un courant électrique intense. Le meilleur moyen d'oxider un métal , dans les recherches électro-chimiques , est de disposer les appareils pour s'emparer de l'oxi^^èoe provenant de la réduction d'un oxide.
Ce double oxi-chlorure, privé du contact de l'air ^ est inaltérable; mais dès l'instant qu'il est en contact avec l'eau, il se décompose, le chlorure de sodium se dissout et l'oxi-chlorure se précipite. Il était essentiel d'analyser ce dernier produit pour en connaître la nature^ nous J^flvoss fait 4e la manière suivante : nous
.Hio DKH DoriBrrs ciilor., bôttLKs iodures, etc.
k (lifipoA^*!* len nppnrcils de manière à empêcher les inupdi'lH (Ir rcrinin» éléments, pour forcer ceux-ci à se nnnhinrr livre crantres (éléments que Ton parvient à j 1nniK|H>rtrr pur lés courants. Cette nouvelle manière cropi^rcr les eoni))inaisons est féconde eu appitcations, ri iKMis présa{«e des résultats importants pour la chimie.
r/lt). Dans les expériences précédentes, le sulfure était fiounns 1^ Taetion mi pôle positif; voyons ce i|ui arrive quand il est en ivlatîon avec le p6le négatif. Prenons le sulfuir de harinm ; dans ce cas, rhvdrogène exprre une ixNichon sur iv ix^nposé» d'où résulte un sulfo-hjdrale île l>ar\te« iXMume on peut sVn assurer en esandt h solution.
v^\ TvMi \eut o'otoiur cette substance cri«tallisèf,iNi »i»oute à Kt so'utiou moil*e d\\!i\xki : OMcnae «|Je n'est pas N\>î;i'»!o x^in^ vx* N-v'.r.îT :-q--iK^^. f:ÎV <rrfi«tattî>^ en srande
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tares svec des bouchons. Bientôt après ^ par suite de ^ tiéaction des denK solutions Tune sur Tautre et de la solution du chlorure sur le cuivre, le bout qui est plongé Âans la solution du nitrate devient le |ialc négatif d'om jsetit Bj^ncil voltaique et se recouvre de cuivre a 1'^ bi laetaHiqne; lacide nitrique et Toxigène sont trans^ fartés dans la branche positive, où ils concourent Tun 4St J^aatre à des réactions chimiques que nous ations dé*crire, La lame de caiivre qui se trouve dans cette ^ Éend avant tmit à décomposer le ohiorare;
h^ en raison deJ'action voitaïque, elle s'oxide atix dé* |ieBS de IWigène qui est transporté; Toxidc de cuivre qui est formé se combine immÀJiatement avec du dilo** mre de cuivre cl du cldomre de sodium; doù résulte OB ou-chiarune de cuivre ei de sodium. Pou Ji peu cette confaiiiaisoQ cristailise sur la lame positive en jolis cti«taux tétraèdres. Si l'on veut avoir des cristaux de i à 3 millimètres de grosseur, il faut que Tappareil fonctionne pendant onc année au moins. I^ succès de lVxj)é4^îenoe dépend de Tt^istade que Ton oppose au méUnge de« liqtudes contenus dans les tubes , xsans nuiiT au t« an^port de i oxigène vers le pôle positif. L'acide nitrique contribue non seulement à oxider le cuivre ^ mai^s enclore ;^ décomposer le sel marin ^ puisque Ton retrouve du nitrate de soude dans la solution^
Nous avons dit que cette combinaison ne s^opèlig qnautant que le bout qui est dans la solution de set «larin s'oxide lentement; car elle n'a pas lieu quand on emploie un courant électrique intense. Le meilleur moyen d'oxider un métal , dans les recherches électro-chiini»opies , est de disposer les appareils pour «Vmparer (îe l'oxigène provenant de la réduction d'un oxide.
Ce double oxi-chlorure , privé du contact de Tair^ est inaltérable; mais dès l'instant qu'il e»t en contact avec l'eau, il se décompose, le chlorure de sodinm se dissout et l'oxi-chlorure se précipite. Il étoit essentiel d'analyser ce dernier produit pour en connaître la natttrr; nous J^avoos fiiit 4e la manière Htivante : tious
3l4 I>KS SULFURBS MÉTA.LL. CRISTALLISÉS.
che positive, on voit se former au fond du tube , au-dessus de l'argile et sur la lame d'argent, des jolis cristaux octaèdres de sulfure d'argent.
Ces cristaux ont le même aspect que ceux de la même substance que l'on trouve dans les mines d'argent ; comme eux ils s'étendent légèrement sous le marteau ; leur couleur est gris de plomb, et leur surface extérieure est terne. La ressemblance est telle, que les cristaux artificiels ne peuvent être en rien distingués des cristaux naturels.
Pourquoi obtienton un sulfure d'argent au lieu d'un (lypo-sulfite, d'un sulfite ou même d'un sulfate, par suite de la i^éaction de l'oxigène et de l'acide nitrique sur le doiJïle hypo-sulfite? Ou ne peut répondre à cette question, qu'en supposant que le pôle positif i*éagisse sur Toxide d'argent et l'acide hypo-sulfureux, pour les désoxider; dès lors l'argent et le soufre se trouvant à l'état nuisr sant, obéissent à leurs affinités réciproques. Ces eSets s'opérant lentement, rien ne s'oppose au groupemeat régulier des particules du sulfure d'argent. On n'obtient rien de semblable avec une solution de sulfure de potassium. Dans ce cas, les résultats de l'expérience soBt du sulfate de potasse et du sulfate d'argent* L'inSuence des proportions et l'énergie de l'action en sont trèsprobablement la cause.
544* Sulfure de cuwre. Appliquons les principes précédents à la formation d'autres sulfures, ^'abord i celle du sulfure de cuivre. Remplaçons la solution de nitrate d'argent par une solution de nitrate de cuivre, et la lame d'argent par une lame de cuivre : H ne tarde pas à se former, dans le tube où se trouve l'hypo^wl? fite de potasse, un double hypo-sulfite de cuivre et de potassium qui cristallise en aiguilles soyeuses très-£nes. Peu à peu ce double hypo-sulfite se décompose;, et l'.ott finit par obtenir sur la lame de cuivre des. cristaux aplatis, opaques, à faces triangulaires, de a milliioètre^ de longueur.
/Ces xîristaujc sont d'un gris itfétaUiq^e , let ^qnelf^es"
CHAFITRÉ Xllf. Si 5
UA^ présentent des reflets bleuâtres; leur poussière est Noirâtre. Ils se dissolvent dans l'ammoniaque^ qu'ils colorent en bleu , et il est facile de reconnaître quHls ne sont composés que de soufœ et de cuivre. On n'a pu recueillir jusqu'ici assez de ce sulfure pour déterminer les quantités relatives de métal et de soufre.
545. Oxi^sulfure d'antimoine. Pour préparer le kermès, on «e seit clés mêmes liquides que dans l'expértenee précédente, et Ion établit la communication entre les deux tubes, au moyen d'un arc composé de deux James, l'une de cuivre et l'autre d'antimoine; la lame de cuivre plongeant dans le nitrate et la lame d'antiknoioe dans l'hypo-sulfite. La première se rt^couvre de cuivre provenant de la décomposition du nitrate, tandis que l'autre, ainsi que les parois du tube, se recouvrent dttii précipité brun rouge. Quelque temps après, il se forme s«ir l'antimoine de petits cristaux octaèdres rouges, «t des lames cristallisées de même nature que le précipité. Ces cristaux sont solubles dans l'hydro-sulËite Aeutre de poliasse, et laissent dégager de l'hydrogène Sttllîik*e par l'action de l'acide hydro-chlorique dans lequel ils se dissolvent. Les alcalis les rendent jaunes. Tous ces caradères appartiennent à l'oxi-sulfure d'antimoine. La théorie de «a formation est la même que celle du sulfure dWgest, ainsi nous ne nous y arrêterons pas.
646. Suifitre cVétain. Il est possible d'obtenir le sulfane d'étain en très- petits cristaux ayant le brillant mëtalli«pie; mais l'expérience ne réussit qu'autant que l'action électro-chimique est très-faible. Cette opération est difficile i conduire^
Sé^j. Suture de plomb vu galène. On obtient également ce composé en jolis cristaux tétraèdres réguliers, vais en suivant une autre méthode que celle dont nous avo«s fait «sage plus haut. On prend un tube fermé par tMb boet, d'un décimètre de long et de 5 à 6 millimètres de diamètre. Dans la partie inférieure on met du sulfum de mercure noir, environ deux ou troiis ceutiinètm de hauteur. On -i^ierse dessus ime solution de
3l6 DRS SULfURES MÉTALL. CRISTALLISÉS.
chlorure de magnésium ; pui^ l'on plonge dans le liquide , jusqu'au fond du tube, une lame de plomb. L'appareil ayant été fermé hermétiquement, est abandonné ensuite aux réactions électro-chimiques. Un mois , six semaines après , on commence à apercevoir sur la paroi du tube, au-dessus du sulfure, une couche très-mince d'un précipité brillant, d'un gris métallique, qui s'en détache facilement et se recouvre peu à peu de petits cristaux qui , vus au microscope, paraissent être des octaèdres réguliers ayant le même aspect que ceux de la galène. En ouvrant le tube, il s'en dégage un gaz qui répand l'odeur propre aux combinaisons du soufre avec le chlore et l'hydrogène. £n essayant la liqueur avec un acide , il s'en dégage de l'acide sulfureux. La partie inférieure de la lame de plomb est devenue cassante par suite de la combinaison du plomb avec le mercure. Pour expliquer ces différents résultats, il faut se rappeler que lorsque le plomb est en contact avec un chlorure alcalin ou terreux, tel que celui de magnésium, il se forme un double chlorure, et de la magnésie est mise à nu. Par suite de cette réaction, le plomb devient négatif et la solution positive; la circulation du fluide électrique s'opère alors par l'intermédiaire de la couche infiniment mince du liquide qui adhère à la paroi du verre (propriété sur laquelle nous reviendrons plus tard ). Dans la même circonstance le sulfuré de mercure se dissolvant dans le chlorure se trouve soumis à l'action de la petite pile; le plomb, qui est le pôle négatif, attire le mercure, et le soufre se porte sur le double chlorure de plomb et de magnésium. Une portion du soufre se combine avec le plomb, d'où résulte un sulfure de plomb qui cristallise, sans aucune trace de mercure, taudis que Tautre portion se combine avec le chlorure de magnésium et le chlore qui était combiné avec le plomb, ce qui donne un sulfo-chlorure de magnésium et un chlorure de soufre.
En continuant l'opération pendant plusieurs mois, la liqueur dans la partie adjacente au sulfure de mercure