CHAPITRE XIII. 3l
{>rend une teinte rougeâtre , qui est probablement due à a présence du chlorure de soufre. Nous devons faire observer que l'on ne trouve aucune trace de plomb dans la liqueur. C'est une preuve qu'il est précipité aussitôt qu'il est dissous.
L'action qui détermine la formation du sulfure de plomb étant très-complexe, il serait difficile, sans avoir fait l'analyse de la liqueur, de dire comment s'effectuent en proportions définies les diverses décompositions et combinaisons dont nous venons de parler.
548. Sulfure de fer et dé zinc. Ces composés sont très-difBciles à former par les procédés que nous avons décrits, en raison de leur altérabilité au contact de l'air et de l'eau. Nous sommeâ parvenus néanmoins à obtenir le premier, avec l'hypo-sulfite alcalin, en petits cristaux jaunes, d'un éclat brillant, lesquels se sont décomposés rapidement au contact de l'air. Quant au sulfure de zinc , nous n'avons pu l'avoir encore cristallisé.
Nous ferons connaître, dans le quatrième volume, une méthode à l'aide de laquelle on parvient à former le persulfure du fer en cristaux dodécaèdres, à faces pentagonales.
549- Sulfure de cadmium. On obtient le sulfure jaune orangé, sous forme cristalline, en employant le deuxième procédé, celui qui donne Je sulfure de plomb.
55o. Des faits exposés dans ce chapitre, nous pouvons conclure que, pour obtenir cristallisée une substance insoluble, par des réactions électro-chimiques, il suffit de la faire entrer en combinaison avec une autre qui soit soluble, et d'opérer ensuite une décomposition trèslente. On peut arriver au même but, mais avec beaucoup plus de difficultés , par les moyens ordinaires de la chimie, comme le prouve l'observation suivante :
De l'argile très-divisée et humectée d'une solution d'arséniate de potasse, ayant été mise dans un tube de verre , on a versé dessus une solution de nitrate de cuivre ; la réaction des deux solutions eut lieu rapidement dans les premiers instants, à la surface du contact de
3fS DFS lODOMS MfiTlLtlQUËâ.
Targile et de là solution de nitrate. MaU p«ii & pai celle^ri ayant pénétré ddnsja mâbe de l'argile^ il ch est résulté une réaction très-lente entre i'arsëniate et le nitrate; circonstance favorable h la cristallisation de Tar&éniate de cuivre. Au bout de quelque temps, on a fini par aperce* Voir dans quelques parties vides de i'argile.» des cristaux Semblables à ceux de t'arséniate de cuivre de la nature. 55 i . La fortnation des doubles sulfurés et des aulfufips simples étant soumise à certaines lois, il ne faut pasdon«> ner aux tubes des dimensions quelconques, et employer des liquides dont la conductibilité électrique soit trop considérable. Car s*il se formait, par exemple, ûhe trop grande quantité de double hypo-sulfate pour être décomposée complètement par l'acide qui vient du tube, où se trouvent le tiitrate cfe cuivre et le nitrate d'argent, l'opération serait incomplète ^ vu que l'on n'aurait pas aloris les réactions nécessaires pour la production des composés que l'on veut former. Ainsi, suivant que les circonslances auront été plus ou moins favorabres, on aura une cristallisation parfaite, une cristallisation confuse, ou absence de cristallisation et même de production de double sulfure. On doit toujours prendre des tubes à petite dimension, c'est-à-dire de deux ou trois millimètres ; car si l'acide arrivait en trop grande quantité dans le tube où se trouve la double combinaison, il réagirait sur chacun des composants , et l'on n'aurait pas le résultat attendu. Il ne faut pas oublier que l'hypo-sulfite, dont nous avons fait Usage, provenait de la décomposition à l'air d'un proto-sulfure de potassium ,
§ VII. Des lodures métalliques.
55^. On sait que les iodurues métalliques sont soumis à la même loi de composition que les sulfures : ou doit donc se procurer les iodures insolubles par le même procédé que celui qui a servi pour letB sulfures : ce n'est là qu'une généraiiseition du principe^