CHAPITRE XV
iSy se dépose sur la lame de platine comme une peï-
nile dont les parties ont un nspect métallique, tandis
le peroxlde de fer, qui forme des combinai-
ces mêmes acides, reste dissous dans les
' Nous avons employé une pile à petile tension, pour mieux faire connaître ce qui se passe dans cette expérience; mais on parvient au même résultat avec une pile ordinaire : on verse dans une capsule de porcelaine la dissolution d'acétate de fer et de manganèse, dans laquelle on plonge deux lames de platine en communication chatunt! avec l'un des pôles de la pile, Il y a aussitôt décomposition de l'eau et dégagement de gaz; l'oxigène, en se rendant au pôle positif, suroxide le manganèse, qui abandonne alors l'acide acétique, et se dépose, comme précédemment, sur la lame positive de platine. Ou voit maiiilenant pourquoi le nitrate de cuivre était nécessaire quand on a employé la pile à petite tension; l'eau n'étant pas décomposée, il fallait se procurer de l'oxigèiie et un acide plus fort que l'acide acétique; la décomposition facile du nitrate de cuivre a fourni l'un et l'autre. Le sulfate et le nitrate de manganèse conduisent au même résultat que l'acétate, parce que le peroxide de manganèse est insoluble dans les acides sulfurique et nitrique. Rien n'est plus simple que de séparer, par ce procédé, le manganèse du fer; il suffit de former une dissolution de ces deux métaux dans l'acide acétique, et de prendre des lames de platine assez grandes et une pile suffisamment énergique, pour que l'expéiience puisse marcher promptemeot; quand on opère sur une petile quantité, quelques heures suffisent quelquefois, surtout si l'on a la précaution d'enlever de temps à autre le peroxide qui se dépose siu* la lame positive de plaline. Quand la dissolution renferme un gramme d'acétate de manganèse, il faut vingtquatre heures et plus; mais, nous le répétons, le temps dépend de la dimension des lames et de la tension de la pile. Quand la lame cesse de se colorer, on est assuré
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et le mercure, nous croyons devoir entrer ici dans quelques détails sur les résultats qu'il a obtenus.
Ce chimiste se sert, dans ses expériences, de deux métaux différents, le zinc et le platine, que l'on met en contact. Le zinc est ordinairement en feuilles ou en plaques minceç , et le platine est employé sous forme de creuset ou de spatule terminée par une cuiller; mais le plus fréquemment le platine est en feuilles de 2 pouces environ de long et -f- de pouce de large. Quand on veut opérer la décomposition d'une solution métallique, on ajoute une goutte ou deux d'acide à cette solution. Aussitôt qu'on applique le zinc , le platine se recouvre de métal réduit : plusieurs dissolutions métalliques ne réclament pas l'addition de l'acide. On peut employer avec avantage ce procédé pour constater la présence de l'arsenic et du mercure dans les dissolutions où ils se trouvent. La cuiller de platine est destinée à concentrer la dissolution. On réduit par ce moyen, de leurs solutions respectives, l'or, l'argent, le mercure, le cuivre, Fétain et le plomb; on peut aussi réduire immédiatement ces métaux de leurs composés solides.
Composés d'arsenic» Lorsqu'un demi-grain ou moins d'im composé d'oxide blanc est placé sur une plaque de platifie, mêlé avec une goutte ou deux d'acide muriatique, et que le contact avec le zinc est établi , l'arsenic est dans l'instant réduit à l'état métallique. La surface du platine commence à s'iriser et présente différentes couleurs comme l'acier cliauffé. Il se dégage ainsi beaucoup d'arsenic qui adhère fortement au platine et ne peut être enlevé ni par le frottement ni par l'action à froid des acides muriatique et sulfurique , ni par des solutions chaudes d'alcali caustique, mais il disparaît à l'instant en le touchant avec la plus faible goutte d'acide nitrique. En exposant la plaque de platine à une chaleur modérée, on reconnaît immédiatement à l'odeur d'ail la présence de l'arsenic. On peut reconnaître ainsi la présence de l'arsenic dans l'acide arsénieux en solution. Les arséniates de potasse, de chaux, l'acide arsenique, les
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InUflires d'arsenic natif, doivent être traités préalablement par l'acide nitrique. Prenons une petite quantité d'arsenic rouge en poudre, mêlons-la avec une goutte de fort acide nitrique concentré dans une cuiller de
F latine dont on élève la température afin de chasser excès d'acide. On verse sur le résidu une goutte ou deux d'acide hydroclilorique, et aussitôt que le zinc est mis en contact avec le platine l'arsenic est réduit. II faut traiter de nifme les pyrites arsenicales. Il est essentiel dans les préparations avec l'acide nitrique de bien chasser tout l'excès d'acide , attendu que la plus faible portion qui resterait redissoudrait immédiatement l'arsenic. Les arséniles ou arséniales de cuivre demandent un autre mode de traitement. On dissout un peu de ces composés dans quelques gouttes d'acide mu riatique ; puis on chauffe dans la cuiller de platine. Aussitôt que le contact avec le zinc a lieu, l'arsenic seul est réduit. En traitant au contraire par l'acide nitrique étendu, faisant bouillir et ajoutant assez d'eau pour faire une dissolution, le cuivre seul est réduit sur le platiae. En enlevant le zinc, le cuivre est redissous par l'excès d'acide. En maintenant le contact du zinc, l'arsenic forme un cercle sur le platine autour du zinc , taudis que le cuivre se montre au>dèlà. On peut obtenir à l'état métallique l'arsenic précipité sur la feuille de platine, en introduisant la feuille dans Un tube fermé à un bout , et l'exposant à la chaleur d'une lampe à alcool; l'arsenic se sublime. M. Ed. Davy a montré que la quantité d'arsenic qui s'attache au platine n'est quelquefois que la ^-^ partie d'un grain. Ou peut rendre sensible par le procédé électro-chimique Tj-'vr partie d'un grain. Aussi M. Ed. Davy regarde-t-il cette méthode comme véritablement microscopique pour découvrir la présence des métaux en général.
On emploie avec avantage le creuset quand il est revflu intérieurement d'une couche d'or très-mince. La surface d'or se recouvre complètement d'arsenic de couleur gris d'acier sombre qui ne laisse voir aucune trace de la couleur de l'or. On a par ce moyen les preuves Us