‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 94 sur 127 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

terminer la précipitation de l'étain, qui est réduit ordinairement avec facilité par l'emploi d'un seul couple.

Avant de continuer l'exposé des phénomènes électro-chimiques^ arrêtons-nous pour ne pas trop multiplier les faits, dans la crainte que le lecteur ne puisse en saisir facilement l'ensemble, et essayons de les enchaîner par une théorie qui en donne une explication aussi satisfaisante qu'il est possible de Tespérer dans l'état actuel des choses. La tâche est difficile, nous le savons; aussi estce un motif, pour nous, de présenter ici tous les documents qui peuvent éclairer la discussion relative à la théorie électro-chimique.

THléORIE ATOMIQUE.

Volumes eu s'unissant arec Volvkes.

200 de g^az hydrogène. . 100 de gaz- oxigène. . . .

300 idem 100 de gaz azote

100 idem 100 de chlore

100 de gaz azote 50 de gaz oxigène. .. .

100 idem 100 idem

100 idem 150 idem

lOa idem 200 idem

100 idem 250 idem

PKODUXSENT

de l'eau.

200 de gaz omnaoniac.

200 de gaz bydro-dilori«ine.

100 de protoxide d'azito

200 de deoloxide.

de l'acide bypo-nitreox.

de l'acide nitreox.

de l'acide uilrique.

Il est donc bien prouvé, par cette belle découverte de M. Gay-Lussac , que les éléments se combinent entre eux dans des proportions fixes et multiples, relativement à leurs volumes lorsqu'ils sont à Tétat de gaz, de même que ces éléments relativement à leurs poids. Dès lors les lois des combinaisons gazéiformes doivent être les mêmes que celles qui président aux combinaisons des substances solides ou liquides. Or on remarque que dans les gaz ^ soit simples, soit composés, les particules sont séparées et écartées les unes des autres par la force expansive de la chaleur, à des distances beaucoup plus grandes que celles où les forces d'affinité et de cohésion exercent leur action ; il en résulte que ces distances ne dépendent que de la température et de la pression que supportent les gaz. La pression et la température devenant égales, les particules de tous les gaz doivent être placées toutes à la même distance et se trouver en même nombre sous le ^ même volume, quelle que soit leur nature. Les phénomènes de proportions chimiques conduisent à la même conséquence; s'il en était autrement, la théorie corpusculaire et celle des volumes ne donneraient pas les mêmes résultats.

578. Dans la théorie qui nous occupe, les atomes sont, comme nous l'avons déjà dit, les dernières molécules auxquelles on puisse parvenir' idéalement par la division mécanique. Quoique nous ne puissions connaître leur forme et leur grandeur, néanmoins tout porte à croire qu'ils sont sphériques, puisque C*est la forme

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