‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 96 sur 127 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

DE l'aTOMX,

celui

de l'oxigène

A part quelques idées systématiques jetées en avant par le docteur Wollaslon , nous n'avons parlé encore que de la combinaison des atomes, et des lois qui s'y rapportent, et nullement de leur mode de groupement, en s'appuyant sur ces mêmes lois; c'est cette lacune dans la science que M. Ampère a essayé de remplir.

§ III. Théorie cristallo-alomique de M. Ampère.

58o. I^s proportions simples que l'on observe dans les combinaisons, entre le volume d'un gaz composé et ceux des gaz composants, ont fait naître l'idée à M. Ampère il'une théorie (i) ingénieuse pour expliquer les formes

(i) ÂBD. de Chimie, t. xc, p. Ifi.

36o THEORIE CRÏSTALLO-ATOM. DE M. AMPilRE.

cristallines des corps, et faire connaître, en raison des conditions auxquelles sont assnjéties ces formes, si une combinaison est possible ou non. On admet généralement que les dernières particules des corps sont tenues, par des forces attractives et répulsives qui leur sont propres, à des distances infiniment grandes relativemeat à leurs dimensions; dès lors leurs formes ne peuvent avoir aucune influence sur les propriétés de ces corps, lesquelles doivent dépendre du nombre et du groupement ies molécules. M. Ampère admet en outre que les particules sont formées chacune de plusieurs molécules; que l'assemblage d'un nombre déterminé de molécu/es, dans une situation aussi déterminée, renfermant entre elles un espace incomparablement plus grand que le volume des molécules, et tout espace ayant nécessairement trois dimensions, il est nécessaire que chaque particule soit formée au moins de quatre molécules; car on ne peut renfermer un espace avec moins de quatre plans, passant chacun par les centres de gravité de trois de ces molécules. Si les particules renferment un plus grand nombre d'atomes, les plans qui limitent leur volume passent chacun par les centres de gravité de trois atomes, et laissent d'un même côté tous les autres atomes; on forme ainsi des polyèdres qui représentent les diverses particules des corps.

M. Ampère, pour arriver à Ja détermination des formes polyédriques des particules, s'appuie sur le clivage et le rapport qui existe entre le volume du gaz composé et ceux des gaz composants; il s'appuie, en outre, sur l'hypothèse que dans les gaz soit simples, soit composés, les particules sont séparées et écartées les unes des autres par la force expansive de la chaleur à des di^ances beaucoup plus grandes que celles où les forces d'affinité et de cohésion exercent leur action ; de sorte que ces distances ne dépendent que de la température et de la pression que supportent les gaz, et qu'à des pressions et des températures égales les particules de tous les gaz sont placées à la même distance. D'après cela , le nom-

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