‹ Traité complet du magnétismeChapitre 138 sur 192 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

208. A cet effet, il se procura une table fortement fixée en terre, el au milieu de laquelle se trouvait une ouverture circulaire d'un peu plus de dix pouces de diamètre, au travers de laquelle on pouvait élever et abaisser à volonté une bombe de dix pouces de diamètre, au moyen d'une poulie, La surface supérieure de la table était disposée comme la plate-forme, c'est-à-dire qu'elle portait un cercle divisé» L'aiguille fut portée autour du boulet. En élevant celui-ci jusqu'à ce que son action fût insensible, et l'abaissant ensuite graduellement, on nota la déviation à différentes hauteurs; on s'assura, par ce moyen, que plusieurs points sans action étaient tous placés dans un seul plan, dont l'inclinaison était d'environ 20 degrés, c'est-à-dire que ce plan était tout-à-fait ou presque perpendiculaire à la direction de V aiguille d'inclinaison.

La cau3e de l'anomalie apparente observée avec la petite balle solide est facile à expliquer, le centre étant placé' un peu au-dessus du pivot de l'aiguille, le plan de jon attraction passait dessus ou dessous ce point, selon a position de la balle; tandis que dans les bombes le îentre passait au-dessus dans toutes leurs positions, exîeplé quand on élevait l'aiguille.

M. Barlow soumit à l'expérience des bombes de plus brtes dimensions, et obtint les mêmes résultats.

Il existe dans chaque boulet de fer deux plans oîi l'on jeut placer l'aiguille sans que sa direction soit influencée; *un, qui est celui de non attraction , et l'autre, qui est le plan vertical correspondant au méridien magnétique.

On voit donc 1° que chaque boulet de fer a un équateur magnétique y qui se trouve dans le plan de non attraction, et que ce boulet possède, comme la terre, deux, pôles magnétiques, l'un dirigé vers le nord et l'autre vers le sud, les lignes qui unissent ces pôles étant parallèles à la direction de l'aiguille d'inclinaison.

a"Que l'effet produit sur l'aiguille par le fer dépend entièrement de la position du centre du boulet, par rapport au pivot de Taiguille, si l'on admet qu'une sphère (fig. 9a)

346 AGTIOirS EXERCÉES SUB l'aIGUILLE AIM. , ETC.

A A' A'' entoure de toutes parts le boulet de fer O, et que Ton prenne le cercle de non attraction QQ comme un équateur, et les pôles de ce cercle comme des pôles de la sphère, et le cercle perpendiculaire SN comme 1 méridien magnétique, dont les pôles seront S et N. O peut supposer que Ton décrive dessus des cercles de la— rs^ titude et de longitude, et que l'on promène Taiguill^^ autour du boulet, dans ces différents cercles , en aya n, soin de la tenir à la même distance du centre, de m nière «à pouvoir séparer les effets dus à la position

ceux qui proviennent d'un changement dans la distanc ^^, Afin de séparer TefTet dû à la longitude de celui qui ^ rapport à la latitude, on fait passer Taiguille d*ai>o^^(/

sur les cercles de latitude seulement.

M. Barlow, en opérant ainsi, a trouvé, après que/» ques expériences, que les déviations étaient les plus grandes dans le cercle qui passait des pôles à travers les points est et ouest de Téquateur. Il considéra dès lors ce plan comme son principal méridien dont la longitude était nulle.

209. A près avoir obtenu par cette méthode de nombreux résultats, il compara entre elles les lignes trigonométriques des angles de déviation , et parvint à découvrir U loi suivante, savoir: que les tangentes des déviations sont proportionnelles au i*ectangle du sinus et du cosinus de la latitude y ou au sinus de la double latitude. Ses expériences sur la longitude lui ont montré que la déviatioo était proportionnelle au cosinus de longitude.

M. Barlow a répété toutes les expériences précédentes avec des appareils plus parfaits que ceux dont il avait fait usage avant, et pour la description desquels on peut consulter son ouvrage. La détermination précise de Tinclinaison du plan de non attraction l'a d'abord occupe.

Le centre de l'aiguille aimantée fut placé à cet effet successivement à chaque division de 5° d'une circonférence d'un rayon de 20 pouces. Le boulet fut élevi ou abaissé jusqu'à ce que l'fiiguille eût atteint exactement sa position magnétique convenable. On mesura avec soia h

jteur du centre du boulçt au-dessus ou au-dessous pivot de l'aiguille, et l'inclinaison du plan correfndaiit à chaque position de l'aiguille fut calculée au yen de la formule

3S laquelle I est l'inclinaison , r te rayon du cercle qui^ is l'exemple actuel , est de 20 pouctis, h la hauteur ou laissement observé du centre du boulet , et a l'angle point nord ou sud du cercle. Dans la table suivante^ jr la facilite du calcul, ou a pris la moyenne de quatre jteurs ou abaissements dus à des positions correspouites semblables des points est ou ouest.

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